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Afrique post Covid : Paul Biya et une trentaine de dirigeants donnent de la résonnance au sommet de Paris

Afrique post Covid : Paul Biya et une trentaine de dirigeants donnent de la résonnance au sommet de Paris

Paru le samedi, 05 juin 2021 05:09

Ce n’est peut-être pas un hasard de calendrier si la tribune de Paul Biya et une trentaine dirigeants africains et européenne a été publiée, ce 3 juin, après l’audience que le président de la République du Cameroun a accordé à Christophe Guilhou, ambassade de France dans le pays. Selon le diplomate français, parmi les sujets à l’ordre, il y avait le dernier sommet de Paris consacré à la relance post-Covid-19 des économies africaines dont la tribune fait écho aux résolutions.

À en croire Paul Biya et ses pairs, parce que « les institutions qui ont servi de fondement à la solidarité internationale depuis des décennies ont atteint leurs limites », un « New deal pour l’Afrique», « ambitieux » et « audacieux », est aujourd’hui nécessaire. Il prend globalement les contours de ce qui a été proposé à Paris, il y a quelques semaines : accès au vaccin contre le Covid-19, transferts de technologie dans le domaine sanitaire, investissements à grande échelle dans le domaine de la santé, l’éducation et de la lutte contre les changements climatiques… Le tout soutenu par un accès exceptionnel aux Droits de tirage spéciaux (DTS, unité de compte du Fonds monétaire international, NDLR).

Le sommet de Paris a permis de consolider un accord sur une nouvelle allocation de 650 milliards de DTS, dont près de 33 milliards destinés à augmenter les avoirs de réserve des pays africains. « Nous voulons maintenant aller plus loin au moyen de deux engagements volontaires », soutiennent les dirigeants signataires de la tribune.

« Premièrement, nous avons besoin d’un engagement de la part d’autres pays à mobiliser une part de leur allocation de DTS au profit de l’Afrique. Dans un premier temps, cette orientation des ressources permettrait de libérer un seuil initial de 100 milliards dollars pour l’Afrique (et les pays vulnérables dans d’autres parties du monde », plaident les signataires.

« Deuxièmement, les institutions africaines doivent être associées à l’utilisation de ces DTS pour soutenir la reprise du continent et les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 ». Comme envisager dans la capitale française, « cela pourrait, à son tour, ouvrir la voie à une refonte à notre architecture financière internationale qui donne plus de poids aux institutions africaines », espèrent Paul Biya et ses pairs.

À rappeler que selon le Fonds monétaire international, l’Afrique aura besoin de 285 milliards FCFA entre 2021-2025 pour renforcer la réponse apportée à la pandémie.

Ludovic Amara

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