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Le bâtonnier hausse le ton après des violences commises sur des avocats

Le bâtonnier hausse le ton après des violences commises sur des avocats

Paru le jeudi, 06 août 2020 12:37

Les avocats du Cameroun sont en colère. Ils s’insurgent contre le traitement réservé à certains membres du barreau dans les services du secrétariat d’État à la Défense (SED). Ce courroux est porté à l’attention de Galaxe Etoga, le secrétaire d’État à la Défense, chargé de la gendarmerie dans une correspondance du bâtonnier Patie Charles Tchakoute, datée du 29 juillet 2020.

Dans cette plainte, le président de l’ordre des avocats dénonce la reprise des violences sur des avocats. « Il y a quelques jours seulement, un avocat, Me Serge Chendjou en occurrence, a été agressé à Yaoundé par un gendarme, et avant lui d’autres avocats à Douala », dénonce le bâtonnier.

Cette situation, jugée insupportable par le patron du barreau, susciterait de vives protestations au sein de la corporation. « La colère monte, et l’exaspération gronde », écrit Me Patie Charles Tchakoute qui indique que « le barreau du Cameroun envisage des actions juridictionnelles contre les auteurs de ces actes ».

« La survenue d’autres actes d’agressions contre un avocat, je ne le souhaite pas bien évidemment, sera considérée comme étant de trop. Le conseil de l’Ordre sera alors obligé de reprendre son office sur ce sujet », prévient le barreau.

Les actes de violence à l’égard des avocats par des gendarmes ont souvent provoqué des crises entre le SED et le barreau. La dernière remonte à septembre 2019, lorsque les avocats ont observé cinq jours de suspension du port de la robe et de la non-fréquentation des cours et tribunaux. Les avocats manifestaient ainsi pour dénoncer les entraves à l’exercice de leur profession et les atteintes physiques commises sur les avocats.

Les parties avaient entrepris une concertation. À cette occasion, le SED avait fait « la promesse que des instructions seront données aux gendarmes, afin qu’aucun avocat ne fasse plus l’objet de violences ni d’entraves de quelques natures que ce soit dans sa pratique professionnelle », rappelle le bâtonnier de l’Ordre des avocats. Mais les bonnes intentions de cette promesse contrasteraient avec la réalité vécue par les avocats sur le terrain.

BE

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