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Crise anglophone : les États-Unis annoncent des sanctions contre ceux qui empêchent le retour à la paix

Crise anglophone : les États-Unis annoncent des sanctions contre ceux qui empêchent le retour à la paix

Paru le mardi, 08 juin 2021 09:31

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken (photo), a annoncé ce 7 juin qu’il « met (s) en place une politique imposant des restrictions de visa aux personnes soupçonnées d’être responsables ou complices de l’entrave à la résolution pacifique de la crise dans les régions anglophones du Cameroun ».

Pour les États-Unis, « cette décision reflète (notre) engagement à faire avancer un dialogue pour résoudre pacifiquement la crise anglophone et soutenir le respect des droits humains ». Le gouvernement américain s’adresse ainsi à tous « ceux qui sapent la paix en se livrant ou en incitant à la violence, aux violations et abus des droits humains et aux menaces contre les défenseurs de la paix ou les travailleurs humanitaires ».

Il n’aura échappé à aucun observateur de la scène politique camerounaise que Washington ne désigne pas spécifiquement ceux qu’ils estiment être des entraves au retour de la paix dans les régions troublées du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Depuis le déclenchement du conflit entre l’armée et les milices séparatistes, les États-Unis accusent à responsabilités égales le gouvernement et les sécessionnistes de saper les efforts de paix.

« Sur la crise anglophone, en tant qu’ami et partenaire du Cameroun, la position des États-Unis demeure constante. Nous appelons les deux parties au conflit dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest à renoncer à toute violence et à engager un dialogue ouvert sans conditions préalables », avaient rappelé les États-Unis en octobre 2020. Ce pays démentait à l’occasion des informations sur une intervention militaire américaine dans le cadre de ce conflit.

D’un autre côté, Washington a retiré le Cameroun de l’Agoa (African Growth an Opportunity Act), un mécanisme de facilitation d’entrée des produits africains sur le marché américain. Ceci, en allégeant « des violations grossières et répétées des droits humains internationalement reconnus ».

Pour sa part, sans les désigner non plus, le gouvernement du Cameroun s’est souvent désolé de l’attitude de certains pays partenaires dans ladite crise. « C’est le moment pour moi d’en appeler, une fois de plus, à la responsabilité des pays amis qui hébergent les commanditaires et des organisations qui financent et animent, par divers canaux, les bandes armées dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest », avait déclaré le président Paul Biya dans son discours à la nation, le 31 décembre 2020.

En clair, le chef de l’État demandait, une fois de plus, aux pays partenaires du Cameroun qui hébergent des membres de la diaspora camerounaise soupçonnés de financer la sécession anglophone de les mettre à la disposition de la justice camerounaise. Une demande toujours restée lettre morte.

Ludovic Amara

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