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Lutte contre la corruption : la Conac retrace les « avancées irréversibles » du Cameroun dans un documentaire

Lutte contre la corruption : la Conac retrace les « avancées irréversibles » du Cameroun dans un documentaire

Paru le jeudi, 08 juillet 2021 10:48

La télévision gouvernementale, CRTV, diffusera un documentaire de 13 minutes, en français et en anglais (les deux langues officielles du pays), intitulé « Croisade contre la corruption au Cameroun : des avancées irréversibles », le 11 juillet 2021.

Ce film est produit par la Commission nationale anti-corruption (Conac), la principale institution étatique chargée de combattre ce véritable cancer social, à l’occasion de la 5e édition de la Journée africaine de lutte contre ce fléau, placée sur le thème : « Communautés économiques régionales : acteurs essentiels de la mise en œuvre de la convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ».

À travers ce documentaire, la Conac retrace les actions menées depuis 2010, année qui marque l’adoption de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption par le gouvernement. Sous le prisme du bras séculier de l’État en la matière, grâce à ces actions, les pouvoirs publics ont obtenu des résultats probants. En effet, au cours de cette période la Conac dit avoir permis à l’État, avec le concours des juridictions comme le Tribunal criminel spécial (TCS), de sauvegarder 1652 milliards FCFA.

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En dépit de ces résultats flatteurs, le président de la Conanc estime que le Cameroun stagne dans la lutte contre la corruption.  Et pour preuve, dans le classement de Transparency International, « en 2019 par exemple, le Cameroun a été classé 153e sur 180 avec une note de 25 sur 100, en 2020, le pays a été classé 149e sur 180 avec une note de 25 sur 100 », se désole Dieudonné Massi Gams (photo).

Face aux députés le 8 avril dernier, le président de la Conac a indiqué que le pays serait mieux classé s’il appliquait l’article 66 de la Constitution de 1996 sur la déclaration des biens par les gestionnaires de la fortune publique et s’il avait adopté une loi anticorruption. Pour lui, ces réformes vont à coup sûr concourir au « renforcement du pouvoir et de l’indépendance de la Conac pour lui permettre d’accomplir de manière optimale ses missions ».

Créée en mars 2006 par décret présidentiel, la Conac a pour missions notamment la collecte et l’exploitation des dénonciations des pratiques, faits ou actes de corruption. Elle a aussi compétence pour mener des études ou investigations afin de proposer des mesures de nature à prévenir ou à juguler la corruption. Rattachée à la présidence de la République, la Conac adresse prioritairement ses rapports annuels sur l’état de la lutte contre la corruption au président de la République avant leur publication.

D.M.

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Dernière modification le jeudi, 08 juillet 2021 10:58

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