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La « leçon politique » de Fame Ndongo à Fru Ndi et Kamto

La « leçon politique » de Fame Ndongo à Fru Ndi et Kamto

Paru le mardi, 08 septembre 2020 10:18

C’est le décret du président de la République convoquant les collèges électoraux en vue de la tenue des élections régionales jamais organisées au Cameroun qui motive cette autre sortie du secrétaire à la communication du Comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) le 7 septembre 2020.

Jacques Fame Ndongo, avec sa verve habituelle, s’extasie pratiquement que « le RDPC est partant. Il est prêt. Il est d’attaque ». Sauf que, dans le même temps, d’aucuns ont encore l’esprit dans les nuées, à l’instar de ceux qui s’illustrent plutôt par des « appels picaresques sur le boycott des élections ».

Le dernier adepte du boycott de la scène politique camerounaise n’est autre que Maurice Kamto. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), parti d’opposition n’ayant pas de conseillers municipaux en raison du refus de prendre part aux législatives du 9 février, a donc beau jeu de mettre en garde contre l’organisation des élections régionales avant notamment la résolution de la crise anglophone. Car les conseillers municipaux constituent, avec les représentants du commandement traditionnels, les deux collèges électoraux de ce scrutin.

Héraut du boycott

Le Chairman du Social Democratic front (SDF) constitue le premier héraut de cette démarche. En 1991, il inaugure la stratégie de boycott des premières élections législatives pluralistes du pays. « Cette année-là, il aurait pu créer l’électrochoc politique au Cameroun en s’adjugeant moult sièges au Palais de verre de Ngoa-Ekellé (Assemblée nationale). Il serait alors devenu une sorte de Pizaro le conquistador », se convainc Jacques Fame Ndongo.

Pourtant, un an plus tard et dans les mêmes conditions d’organisation du scrutin, le leader du SDF échoue à deux doigts de devenir le tout premier président de la République d’expression anglaise au terme de l’élection présidentielle de 1992.

 « Après cet échec, au lieu de quadriller le terrain politique, il entonna un refrain frelaté et loqueteux : “victoire volée, hold up électoral”, “Biya must go” », rappelle le secrétaire à la communication du parti présidentiel. Qui, sentencieux, note qu’« on ne conquiert pas, démocratiquement, le pouvoir avec de tels slogans creux, nauséabonds et pestilentiels ».

Slogans creux

À l’intention de ces deux acteurs politiques qui ont exprimé leur option de boycotter les régionales, Jacques Fame Ndongo indique : « Tout appel insurrectionnel ou anti-démocratique est superfétatoire, dilatoire, incantatoire ou suicidaire. La politique de l’autruche est une politique sans issue. »

Tout en les invitant à la construction de « notre pays en évitant la nuit des longs couteaux, les ultimata, la chaise vide qui ne profiteraient à aucun parti politique », il souligne : « Les partis qui optent pour la division et la soustraction s’engluent, sciemment, dans les sables mouvants de l’échec ».

Et de les prévenir : « Si tel homme politique préfère les contes de fées et tourne le dos à la réalité, si son compte électoral est déficitaire (zéro élection, donc zéro élu), qu’il ne s’en prenne qu’à lui-même, lorsque seront publiés les résultats du scrutin ».

D.M.

Dernière modification le mardi, 08 septembre 2020 10:22

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