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Les détenus du MRC dénoncent leur maintien en détention malgré l’expiration de leur mandat de détention provisoire

Les détenus du MRC dénoncent leur maintien en détention malgré l’expiration de leur mandat de détention provisoire

Paru le lundi, 08 novembre 2021 15:23

Une cinquantaine de signatures bariolent une lettre du 5 novembre dernier adressée à madame la présidente du Tribunal militaire de Yaoundé. Les signataires sont des manifestants arrêtés lors des marches interdites du 22 septembre 2020. Ils demandent ni plus ni moins leur libération, après l’expiration, le 3 octobre dernier, du mandat de détention provisoire. « Notre mandat de détention ayant été signé pour une première fois le 3 octobre 2020 pour six mois, puis renouvelé sans aucun acte posé dans le dossier pour six nouveaux mois en date du 3 avril 2021, il est arrivé à échéance, toujours sans aucun acte posé, le 3 octobre 2021 », font savoir ces détenus.

Ils ajoutent, « ces mandats de détention provisoires n’ayant pas été renouvelés à expiration respective, nous sommes désormais de manière irréfragable illégalement détenus ».

D’après la loi camerounaise en effet, la durée de la détention provisoire ne peut excéder six mois. Elle est toutefois susceptible de prolongation par une ordonnance motivée du juge d'instruction pour une durée n'excédant pas 12 mois pour les crimes et six mois en cas de délit.

Ce qui apparait suffisant pour ces détenus qui convoquent l’article 221 du Code de procédure pénale pour demander leur libération. Ledit article dispose que « à l’expiration du délai de validité du mandat de détention provisoire, le juge d’instruction doit, sous peine de poursuites disciplinaires, ordonner immédiatement la mise en liberté de l’inculpé, à moins qu’il ne soit détenu pour autre chose ».

Pour cette entorse et pour nombres d’autres griefs, à l’encontre de la justice militaire et des autorités en général, ceux qui se présentent comme des « otages politiques relevant du Tribunal militaire de Yaoundé », exigent leur libération.

En rappel, à l’initiative du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) des marches dites « blanches », ont été programmés le 22 septembre 2022. Le MRC et ses partisans demandaient à travers ces manifestations, la fin de la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, un nouveau code électoral et une enquête sur la gestion des fonds destinés à la préparation de la CAN 2021.

La manifestation a été interdite par les autorités et les contrevenants, plus de 150 selon des organisations de défenses des droits de l’homme, ont été arrêtés et traduits en justice.

L.A.

Dernière modification le lundi, 08 novembre 2021 15:30

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