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Législatives partielles : le SDF à la quête d’un groupe parlementaire le 22 mars 2020

Législatives partielles : le SDF à la quête d’un groupe parlementaire le 22 mars 2020

Paru le lundi, 09 mars 2020 13:07

Les élections législatives partielles dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest se tiendront le 22 mars prochain. Le corps électoral a été convoqué le 6 mars dernier par le chef de l’État Paul Biya.

Ces consultations électorales portent sur 11 circonscriptions : « Menchum-Nord, Bui-Ouest, Mezam-Sud, Bui-Centre, Bui-Sud, Mezam-Centre, Momo-Est, Menchum-Sud, Momo-Ouest et Mezam-Nord (région du Nord-Ouest) et Lebialem (région du Sud-Ouest) », précise le décret présidentiel.

Pour cette élection législative partielle, 13 sièges de député à l’Assemblée nationale sont en jeu. Ces nouveaux élus viendront compléter l’effectif parlementaire à 180 députés. Comme lors du scrutin du 9 février dernier, deux partis politiques seront en lice dans les circonscriptions concernées. Il s’agit du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir, et le Social Democratic Front (SDF).

Avec actuellement cinq députés seulement, le parti de John Fru Ndi doit remporter au moins 10 sièges pour pouvoir former un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, selon les termes de l’article 20 du règlement intérieur. Une performance qu’il a toujours réussi à réaliser depuis son entrée à la chambre basse du Parlement en 1997. Il est vrai que depuis lors, la courbe de ses résultats est décadente : 43 députés en 1997, 22 en 2002, 16 en 2007 et 18 en 2013.

L’élection des députés à l’Assemblée nationale du 9 février dernier a été annulée le 25 février dernier dans ces 11 circonscriptions par le Conseil Constitutionnel du Cameroun, lors du contentieux postélectoral.

Cette demande d’annulation partielle des élections législatives a été introduite auprès du Conseil constitutionnel au lendemain du vote par le SDF, le parti de l’opposition le mieux représenté à l’Assemblée nationale, et donc la zone anglophone est présentée comme sa base naturelle.

Devant le conseil, les avocats du SDF ont fait valoir que la situation sécuritaire a entaché le processus électoral. Le parti de John Fru Ndi a soutenu que les opérations électorales ne sont pas déroulées dans certaines circonscriptions à cause de l’insécurité. Le SDF a également accusé Elections Cameroon (Elecam) d’avoir « violé le code électoral en regroupant plusieurs bureaux de vote dans des centres de vote », rendant ainsi difficile l’identification des bureaux de vote par les électeurs.

Selon Elecam, la structure en charge de l’organisation des opérations électorales et référendaires au Cameroun, les forces de sécurité seront davantage mobilisées « maintenant que le territoire de cette organisation [des élections] est plus restreint », afin de mieux sécuriser les électeurs.

BE

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