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Les hommages de la classe politique à Adamou Ndam Njoya

Les hommages de la classe politique à Adamou Ndam Njoya

Paru le lundi, 09 mars 2020 19:12

La dépouille d’Adamou Ndam Njoya a été inhumée le 8 mars 2020 à Manushi, par Foumban, dans la région de l’Ouest. Âgé de 78 ans, le président de l’Union démocratique du Cameroun (UDC), le parti politique d’opposition qu’il a fondé en 1991, est décédé le 7 mars 2020 à Yaoundé des suites de maladie.

Souffrant depuis quelque temps, la dernière et brève apparition publique d’Adamou Ndam Njoya remonte à octobre 2018 alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle. Déjà malade et affaibli, le candidat de l’UDC n’a pas pu faire des meetings comme en 1992, 2004 et 2011où il était également en lice pour la magistrature suprême.

Maire de la commune de Foumban entre 1996 et 2020, il a dû céder son siège à son épouse Patricia Tomaïno Ndam Njoya, élue maire de cette ville de l’ouest du Cameroun, à l’issue des élections municipales du 9 février dernier.

La mémoire de l’opposant a été saluée par la classe politique. « Cette disparition constitue une perte énorme pour la classe politique et le peuple camerounais. Patriote engagé et universitaire de renom, l’homme aura considérablement marqué le paysage politique par son sens élevé du devoir ainsi que son inoxydable combat pour la paix, la démocratie, la justice et le bien-être de ses concitoyens », a réagi le président national du Social Democratic Front (SDF), John Fru Ndi.

Pour Jean de Dieu Momo, le président du Paddec, le Cameroun perd un chancre de l’éthique. C’est le « ministre de l’Éducation nationale qui introduisit en son temps la nouvelle éthique, laquelle se manifesta par une certaine rigueur dans la correction en 1978 des examens du célèbre BEPC qui porte son nom… », a commenté le ministre délégué auprès du ministre de la Justice.

De l’avis du président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, « un artisan acharné de l’avènement d’un Cameroun véritablement démocratique vient de tirer sa révérence, ayons tous une pensée pieuse pour le repos de son âme et la perpétuation de la lutte qu’il a menée ici-bas ».

Outre sa casquette d’homme politique, d’avocat et d’universitaire, Adamou Ndam Njoya était aussi un haut commis de l’État. Après avoir contribué à la création l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), ce natif de Foumban en est devenu le premier directeur en 1972, avant d’être promu vice-ministre des Affaires étrangères en 1975, puis ministre de l’Éducation nationale (1977) par l’ancien président camerounais, Ahmadou Ahidjo.

BE

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