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Maroua 1er : le candidat malheureux à la mairie échoue devant la justice

Maroua 1er : le candidat malheureux à la mairie échoue devant la justice

Paru le mercredi, 09 décembre 2020 14:09

Le recours introduit par Youssouf Issa Balarabe (photo) en vue de l’annulation de l’élection de l’exécutif communal de Maroua 1er (Extrême-Nord) conduit par Hamadou Hamidou n’a pas prospéré le 3 décembre 2020 devant le tribunal administratif de Maroua. Bien que justifié dans la forme, il a été rejeté au fond.

Me Pierre Tchana, avocat de Youssouf Issa Balarabe, ne cache pas sa déception : « je suis vraiment déçu. On attend que la décision soit rédigée et nous allons prendre connaissance et éventuellement interjeter appel. Ils disent que notre recours n’est pas justifié alors que nous avons produit tous les éléments. Ils ont juste profité de mon absence à l’audience du fait du mot d’ordre de suspension du conseil de l’ordre ».

Après la réélection de son concurrent le 30 octobre 2020, Youssouf Issa Balarabe, le candidat désigné par le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir, adresse un recours le 2 novembre au président du tribunal administratif de Maroua demandant à nouveau l’annulation de l’élection de son camarade du parti, Hamadou Hamidou, et de ses adjoints.

Le requérant invoque la violation du délai de 30 jours imposé par la loi pour la reprise de l’élection.

En effet, le tribunal administratif de Maroua a invalidé une première fois l’élection de l’exécutif communal pour violation de la loi, le 18 mars dernier. Un jugement confirmé par la Chambre administrative de la Cour suprême le 23 septembre.

De plus, note Youssouf Issa Balarabe, le préfet du Diamaré, en sa qualité de représentant de l’Etat, « a chassé le doyen d’âge et pris la conduite des travaux, avant d’user d’intimidations, de menaces, d’injures ». Il soutient que l’autorité administrative est allée plus loin en expulsant certains conseillers de la salle.

Or, selon l’article 202 du Code général des Collectivités territoriales décentralisées, « la séance du conseil municipal consacrée à l’élection du maire et de ses adjoints est présidée par le plus âgé des membres, assisté du plus jeune ».

 Youssouf Issa Balarabe déclare enfin que plusieurs jours avant la tenue de l’élection, Hamadou Hamidou, « convaincu de son éviction du RDPC, est entré en collusion avec les conseillers du FSNC, de l’UNDP, de l’ANDP et du MDR », en faisant des promesses assimilables à la corruption aux conseillers de ces partis d’opposition présents au sein du conseil municipal.

« Même si tous ces motifs sont réels, la vérité est que Hamadou Hamidou est le candidat soutenu par la population au détriment de Youssouf Issa Balarabe, fils d’un milliardaire bien connu à Maroua que la hiérarchie du parti veut imposer », croit savoir un observateur averti de la scène politique locale.

Il y a quelques jours, le préfet du Diamaré a à son tour cité Youssouf Issa Balarabe en justice pour menaces de mort.

La première audience de cette autre affaire s’est tenue le 2 décembre, mais a aussitôt été renvoyée en raison de la grève des avocats.

Dominique Mbassi

Dernière modification le mercredi, 09 décembre 2020 14:22

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