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Les activistes de la BAS s’entredéchirent

Les activistes de la BAS s’entredéchirent

Paru le jeudi, 11 juin 2020 14:06

« Finalement, tous les vrais activistes font un à un ce que j’ai fait, et que j’aurais d’ailleurs fait déjà quand Kamto était en prison ». Message posté par Patrice Nganang sur sa page Facebook le 8 juin 2020. Cette sortie de l’écrivain et activiste politique met en lumière les dissensions que traverse en ce moment la Brigade anti-sardinards (BAS), regroupement d’activistes camerounais de la diaspora qui ne cache pas son soutien pour le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto.

Dans une vidéo d’une vingtaine de minutes postée dans les réseaux sociaux, Calibri Calibro, tête de proue de la BAS, rendu célèbre par son interpellation bruyante du président français lors du dernier salon de l’agriculture de Paris, a annoncé son retrait de la BAS. Thiam, de son vrai nom, ne s’en va pas de gaieté de cœur. Il dit être lassé des insultes et des invectives à son égard ou vis-à-vis de ses proches.

Activistes poussés vers la sortie

Quand les activistes de la BAS ne jettent pas l’éponge, ils sont poussés vers la sortie. Le cas de Brice Nitcheu et de Sandy Emily Boston, exclus de la section Grande-Bretagne de la BAS le 9 juin. « Il a été porté à la connaissance de BAS UK que les personnes susmentionnées ont travaillé dans un cadre qui ne fait pas partie des objectifs de la BAS », écrit Emmanuel Kemta. Comme griefs retenus contre les exclus, le responsable de la BAS en Grande-Bretagne cite notamment « le lancement d’attaques sur les réseaux sociaux contre d’autres militants ».

Pour sa part, Philippe Njomo Ngassa démontre que les activistes de la diaspora ont été chassés par le MRC avant d’abandonner la barque un à un. « Je pense que tout ce qui se passe c’est la faute des dirigeants du MRC en diaspora. Ils laissent croire à Kamto que c’est eux qui font le boulot pourtant ils sont très amorphes sur le terrain. Ils cotisent certes beaucoup d’argent, mais ils ne se mouillent pas », soutient-il. Avant d’enfoncer : « Le MRC a très peu organisé des marches en diaspora. Ils font tout “down down” parce qu’ils se protègent. Très peu mettent le moindre post sur la Toile. Ils veulent voir leurs enfants grandir ».

Idéal dévoyé

Emmanuel Kemta explique que la BAS a vu le jour pour, entre autres, « lutter contre les injustices endémiques qui sévissent au Cameroun depuis de nombreuses décennies ». Un combat qui, d’après lui, passe par lutte contre de la corruption « endémique au Cameroun » et « la contestation du déroulement général des élections ».

Sauf que la BAS va très vite s’affirmer comme un mouvement violent, qui s’illustre par les casses à répétition des ambassades du Cameroun en France ou en Allemagne. Ses membres vont même plus loin dans le dévoiement de leur idéal en interdisant de concert en Europe des artistes accusés d’avoir animé la campagne de Paul Biya, candidat du parti au pouvoir et vainqueur de l’élection présidentielle d’octobre 2018.

Dominique Mbassi

Dernière modification le jeudi, 11 juin 2020 14:09

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