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Assigné à résidence, Maurice Kamto attaque l’État du Cameroun en justice

Assigné à résidence, Maurice Kamto attaque l’État du Cameroun en justice

Paru le lundi, 12 octobre 2020 10:56

Le procès s’ouvre le 15 octobre prochain devant le Tribunal de première Instance (TPI) de Yaoundé Centre administratif. Sur le banc des accusés : l’État du Cameroun représenté par le ministre de l’Administration territoriale (Minat), Paul Atanga Nji, le délégué général à la Sûreté nationale (DGSN), Martin Mbarga Nguélé, et le secrétaire d’État à la Défense (SED) chargé de la gendarmerie, Galax Landry Etoga.

Dans sa plainte Maurice Kamto (photo), président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), accuse ces autorités camerounaises en charge du maintien de l’ordre de « voies de fait administratives ».

À travers ce « procès civil, en référé ordinaire », l’opposant camerounais assigné depuis trois semaines à sa résidence sise au quartier Santa Barbara à Yaoundé, espèrent retrouver « la liberté d’aller et venir », selon le collectif d’avocat, en charge de sa défense.

Instigateur des marches de protestation du 22 septembre pour appeler au départ du président Paul Biya, réélu en octobre 2018 à plus de 71% suffrages, l’opposant camerounais est accusé par les autorités d’être à l’origine d’un projet insurrectionnel.

Depuis la nuit du 20 au 21 septembre dernier, des éléments de la gendarmerie et de la police ont bouclé le domicile de Maurice Kamto. Deuxième là a dernière élection présidentielle avec 14%des voix, l’opposant, et non moins agrégé en droit public, conteste la légalité de cette « assignation de fait » dans la mesure qu’il n’a pas été notifié ni entendu par les autorités judiciaires.

La semaine dernière, le TPI de Yaoundé a rejeté la requête introduite par ses avocats pour solliciter la levée de cette assignation à résidence.

Dans un communiqué publié le 25 septembre dernier, le ministre camerounais de la Communication, René Emmanuel Sadi, a indiqué que la situation du MRC et de son leader fait l’objet, d’un « examen approfondi » respectivement par le Minat, tutelle des partis politiques, et le ministère la Justice.

Baudouin Enama

Dernière modification le lundi, 12 octobre 2020 10:58

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