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Préfet Jean Lazare Ndongo (Kousseri) : « le calme est revenu dans la ville, les gens vaquent à leurs occupations »

Préfet Jean Lazare Ndongo (Kousseri) : « le calme est revenu dans la ville, les gens vaquent à leurs occupations »

Paru le jeudi, 13 janvier 2022 14:29

De source officielle, les scènes d’émeute qui ont troublé la quiétude à Kousseri au début de cette semaine ont causé une perte en vie humaine. Mais tout est désormais sous contrôle, rassure Jean Lazare Ndongo Ndongo, le préfet du département du Logone-et-Chari, dans la région de l’Extrême-Nord. « Le calme est revenu dans la ville, les gens vaquent à leurs occupations. Bien entendu, il y a quelques agitateurs qu’on recherche et qu’on doit interpeller pour que force reste à la loi », indique l’administrateur civil contacté par SBBC.

Ces personnes activement recherchées sont soupçonnées d’avoir orchestré les agitations de lundi et mardi derniers. Ils ont manifesté dans la rue en incendiant des pneus pour exprimer leur mécontentement après l’interpellation de Acheck Aboukreffe, dignitaire de leur communauté. L’interpellation de cette élite Arabe choa est liée aux affrontements intercommunautaires de décembre dernier à Kousseri.

« Nous n’acceptons pas que les gens manifestent sans autorisation. La loi doit être respectée. Il y a des personnes qui veulent mettre l’État à mal », explique le préfet avant de s’interroger : « Pourquoi les populations doivent-elles se soulever quand on interpelle un individu qui est mis en cause dans le cadre d’une enquête préliminaire alors qu’il n’est même pas encore condamné ? »

Quoi qu’il en soit, l’autorité travaille à ramener la paix entre Arabes choas et Mousgoums avec l’aide des élites locales. Une caravane de la paix des élites Mousgoum, conduite par Kalkaba Malboum, a pour cela séjourné à Kousseri et dans les villages environnants la semaine dernière. Une implication qui donne des résultats puisque des déplacés internes ont commencé à rentrer. Ils avaient fui leurs villages après les affrontements sanglants entre Mousgoums et Arabes choas de décembre dernier.

Par contre, les réfugiés, qui ont traversé le Logone pour se rendre au Tchad voisin, rentrent en compte-gouttes. « Ils ont déjà acquis le statut de réfugiés. C’est le HCR (Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés) qui est mandat pour les gérer. Ils ne peuvent plus rentrer comme les déplacés internes », explique le préfet du Logone-et-Chari.

Michel Ange Nga

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Dernière modification le jeudi, 13 janvier 2022 14:32

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