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Marches du 22 septembre : des experts de l’ONU à la rescousse de Maurice Kamto

Marches du 22 septembre : des experts de l’ONU à la rescousse de Maurice Kamto

Paru le mardi, 13 octobre 2020 09:36

Dans un communiqué publié le 12 octobre, les experts des droits de l’Homme de l’ONU demandent au gouvernement camerounais de « libérer le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, Maurice Kamto, qui est assigné à résidence avec sa famille » depuis le 21 septembre dernier.

De l’avis de ces experts indépendants qui travaillent sous l’égide du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (HCDH), « L’assignation à résidence de Kamto pourrait constituer une privation de liberté, en violation de ses droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, ainsi que de la liberté et à la sécurité de sa personne ».

Le communiqué publié sur le site du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme informe que les préoccupations d’experts ont déjà été signifiées aux autorités camerounaises. Selon eux, « le Cameroun devrait célébrer et accepter la dissidence, car une véritable démocratie prend en compte les demandes de la population au lieu de les réprimer ».

Enquête

Le groupe de travail demande par ailleurs à Yaoundé de libérer les autres individus arrêtés lors de manifestations organisées le 22 septembre 2020. Sur la même lancée, il suggère l’ouverture d’une enquête « impartiale » sur « les violations des droits de l’Homme, y compris les allégations de disparitions forcées, de détention arbitraire et de mauvais traitements infligés aux manifestants, et de traduire les auteurs de ces actes en justice ».

Le gouvernement camerounais n’a pas encore réagi à cette sortie. À l’origine d’une série de manifestations interdites par les autorités camerounaises, Maurice Kamto est soupçonné de fomenter un projet insurrectionnel visant faire partir le président Paul Biya, réélu à 71% en octobre 2018, du pouvoir.

Pour le gouvernement, les arrestations des manifestants ne sont pas perçues comme une violation des droits de l’Homme. Ils participent des opérations de maintien de l’ordre public dans la mesure où, malgré l’interdiction des manifestations et des mises en garde formulées par les pouvoirs publics, les marcheurs du 22 septembre dernier ont tenté de braver l’autorité de l’État.

Un communiqué publié le 26 septembre dernier par le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, précise que les personnes arrêtées dont les responsabilités ont été jugées « infimes » ont été libérées. En revanche, les donneurs d’ordre et les meneurs des marches « répondront de leurs actes devant la justice ».

Le porte-parole du gouvernement avait par ailleurs indiqué que la situation du MRC et de son leader fait l’objet d’un examen attentif par les ministères de la Justice, et de l’Administration territoriale, tutelle des partis politiques au Cameroun.

BE

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