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Encore deux morts et un blessé dans un attentat suicide à Achigachia

Encore deux morts et un blessé dans un attentat suicide à Achigachia

Paru le mardi, 14 avril 2020 16:08

Dans un communiqué publié ce lundi 13 avril 2020, le ministère de la Défense informe qu’une attaque terroriste a fait trois morts à l’Extrême-Nord du pays. « Le samedi 11 avril 2020, aux environs de 21h30, un homme s’est retrouvé dans le village d’Achigachia, arrondissement du Mayo Moskota, département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord ; arborant une charge explosive qu’il a aussitôt actionnée à la vue d’un groupe de membres du comité de vigilance local », rapporte la communication du Mindef.

Outre les deux cas de décès (le porteur de l’engin explosif et un membre du comité de vigilance locale), cette explosion a également fait un blessé, interné à l’hôpital de Mora où il est « pris en charge », selon les autorités.

Joseph Beti Assomo, le ministre en charge de la Défense confirme par ailleurs la thèse d’un attentat suicide. « Les recherches et l’exploitation des survivants de ce drame ont permis d’établir avec certitude qu’il s’agit d’un attentat kamikaze », révèle-t-il dans son communiqué.

En attendant les résultats de l’enquête ouverte par les autorités pour « permettre de mettre la lumière sur cette affaire », cet acte terroriste est attribué à la secte islamiste nigériane Boko Haram par des autorités locales. Mais l’attentat n’a pas encore été revendiqué par le groupe terroriste d’inspiration islamiste.

Dans la région de l’Extrême-Nord, les localités situées sur la ligne frontalière entre le Cameroun et le Nigéria constituent la cible privilégiée du groupe terroriste Boko Haram. Depuis le début de l’année 2020, cette organisation a commis près d’une dizaine d’attaques meurtrières. Dans le département du Mayo-Sava (Mora), Boko Haram a par exemple occasionné la mort de six civils au cours d’une incursion perpétrée en janvier 2020 à Gansé, à 18 km de la ville de Mora.

Le 7 avril dernier, une centaine de combattants de Boko Haram arrivés à bord de plusieurs motocyclettes ont attaqué nuitamment le village Toufou 1 dans l’arrondissement de Mokolo. Selon le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale, le général de brigade Bouba Doubekréo, « un vieil homme a été tué et plusieurs villageois ont été blessés par balles. Les combattants de Boko Haram ont aussi pillé, incendié des maisons et surtout vidé et saccagé l’hôpital de la localité. Tous les médicaments du centre de santé de Toufou 1 ont été emportés ».

Cette résurgence des actes terroristes préoccupe les autorités camerounaises. Dans son discours prononcé le 9 janvier dernier à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel An du corps diplomatique accrédité au Cameroun, le président Paul Biya a appelé à la solidarité des pays affectés par Boko Haram afin qu’ils « se remobilisent et redoublent d’efforts pour mettre définitivement ces terroristes hors d’état de nuire ».

BE

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