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Extrême-Nord : 117 attaques de Boko Haram enregistrées entre janvier et août 2021

Extrême-Nord : 117 attaques de Boko Haram enregistrées entre janvier et août 2021

Paru le jeudi, 14 octobre 2021 07:51

Dans la région de l’Extrême-Nord, où l’armée mène une guerre contre Boko Haram, 117 attaques des insurgés ont été enregistrées en 08 mois. C’est ce que révèle le Fadjiri Magazine, un organe indépendant d’information et d’analyses. 153 personnes auraient ainsi été tuées au cours de ces attaques pour plus de 70 blessés.

Le nombre d’incursions meurtrières est cependant en baisse par rapport à 2020 à la même période. L’année dernière en effet, 130 attaques enregistrées ont fait quelque 326 morts rapporte ce bulletin d’analyse qui constate par la même occasion que « toutes ces attaques sont exclusivement perpétrées dans trois départements de la région de l’Extrême-Nord ». Il s’agit des départements du Logone et Chari, du Mayo Tsanaga et du Mayo Sava.

Plus spécifiquement, le département du Mayo Tsanaga est le plus touché avec 57 attaques, contre 32 pour le Mayo Sava et 28 pour le Logone et Chari.

« Le constat majeur qui se dégage est que les attaques ayant eu lieu en 2021 ont été moins meurtrières que celles de 2020, pourtant l’écart entre le nombre d’attaques n’est pas assez considérable. Une situation qui pourrait être justifiée par le renforcement du dispositif sécuritaire de la force multinationale mixte, qui dans bien des cas a repoussé avec efficacité les attaques de la secte barbare. A cela s’ajoute aussi le repli vers l’intérieur du pays des habitants de certains villages frontaliers laissés à l’abandon, à l’exemple de Zelevet et Kerawa, Mafa », analyse la source citée supra.

Pour autant, note le document, les chiffres enregistrés cette année sont assez proches de ceux de 2020 où une recrudescence des attaques avait été observée par rapport à 2019. « Cela peut s’expliquer par le relâchement observé chez les comités de vigilance, qui avaient pourtant été des maillons essentiels dans la lutte contre Boko Haram au cours des années précédentes, au plus fort de la crise sécuritaire dans cette partie du pays. En effet, les membres de ces comités de vigilance ayant, pour certains, abandonné leurs activités quotidiennes pour assurer la sécurité de leurs localités estiment qu’ils ne reçoivent pas le soutien et l’appui qu’ils auraient espéré », indique l’étude. « A cela, il faut ajouter la suppression de postes militaires avancés dans certaines localités frontalières ».

Quoi qu’il en soit, « une branche de Boko Haram ayant fait allégeance à l’Etat islamique de l’Afrique de l’Ouest (ISWAP : Islamic State's West Africa Province), a bénéficié de la formation et de l’expérience de redoutable barbare ». Le document constate que les affrontements avec l’armée camerounaise ont affaibli les insurgés qui « ont été poussés dans leurs derniers retranchements et ne se contentent plus que des incursions sporadiques ».

Il en est de même dans « les pays voisins où on leur livre une guerre sans relâche. L’une des conséquences en est que leurs mécanismes d’approvisionnement sont mis à rude épreuve, notamment en ce qui concerne les denrées alimentaires ».

L’armée camerounaise est engagée contre les insurgés de Boko Haram depuis 2014. L’ONU estime à plus d’un million le nombre de personnes ayant besoin d’assistance, tandis que le conflit a déjà fait des milliers de morts.

L.A.                              

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Dernière modification le jeudi, 14 octobre 2021 07:58

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