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Célestin Djamen démissionne du MRC

Célestin Djamen démissionne du MRC

Paru le lundi, 14 décembre 2020 16:39

Celestin Djamen ne fait plus partie des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). L’homme politique a démissionné du parti de Maurice Kamto ce lundi 14 décembre 2020 à Douala, sa ville de résidence.

« Je démissionne du MRC, mais je n’irais pas dans un 3e parti politique rassurez-vous. J’ai fait 3 ans au SDF, 2 ans et demi au MRC. Je ne veux pas faire comme certaines personnes qui vont de parti en parti », a précisé Célestin Djamen.

Ce dernier prend ses distances avec le MRC parce qu’il s’y sentait à l’étroit. « Comme au SDF, au MRC on m’entend, mais on ne m’écoute pas. J’ai peur que les mêmes causes produisent les mêmes effets… Où est le SDF aujourd’hui ? », avance-t-il.

Le militant démissionnaire a rejoint les rangs du MRC en août 2018 pour soutenir la candidature de Maurice Kamto en lice pour la présidentielle d’octobre 2018. Il fait d’ailleurs partie des responsables du MRC arrêtés en janvier 2019, au même moment que Maurice Kamto, dans le cadre des marches organisées pour revendiquer la victoire du candidat du MRC.

Origine du désamour

La démission de Célestin Djamen ne surprend pas. Depuis l’annonce du boycott des élections municipales et législatives de février 2020 par le MRC, le transfuge du Social Democatic Front, s’est souvent montré critique vis-à-vis de ses désormais ex-camarades et des choix de la hiérarchie de ce parti de l’opposition.

« Je reste convaincu qu’un parti politique a une vocation de créer le choc de l’alternance, à être dans les instances. Quand vous n’avez ni conseiller municipal, ni député, ni sénateur, ni maire, vous êtes écarté des élections présidentielles parce qu’il faut avoir au moins un élu. Vous êtes écarté de tout. Donc vous serez réduit à jouer le parti ONG », assenait-il.

Ancien conseiller à la Commune de Douala 1er, Célestin Jamo Djamen était pressenti pour briguer le mandat de maire dans cette commune. Le Secrétaire national aux droits de l’Homme du MRC espérait alors prendre sa revanche sur le SDF qui, quelques années plus tôt, avait invalidé sa candidature aux municipales de 2013. Ce rêve et cette ambition brisés par la hiérarchie du MRC sont à l’origine du désamour.

« Jusqu’au dimanche 24 novembre 2019, moi, Célestin Djamen, membre du directoire du parti (…) J’étais loin d’imaginer que le président allait annoncer le boycott. D’autant plus que c’est lui-même qui nous demandait de booster nos camarades. Il se trouve que nous découvrons sur Facebook que le parti n’ira pas aux élections […]  Quand on est dans un parti politique, soit on est pour les armes, soit on est pour les urnes », a-t-il rappelé ce jour.

B.E

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