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Crise sécuritaire dans l’Extrême-Nord : le PNUD mise sur le respect des droits de l’Homme pour stabiliser les zones impactées

Crise sécuritaire dans l’Extrême-Nord : le PNUD mise sur le respect des droits de l’Homme pour stabiliser les zones impactées

Paru le jeudi, 15 avril 2021 13:13

Dans le cadre de son projet « Facilité régionale de stabilisation », le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a réuni les autorités administratives, les responsables des forces de défense et de sécurité et la société civile de l’Extrême-Nord au cours d’un atelier centré sur le renforcement du respect des droits de l’Homme. C’était le 12 avril 2021 à Maroua, la capitale régionale. Car le PNUD en est persuadé, le respect des droits de l’Homme est susceptible de conduire à une stabilisation des zones impactées par la crise sécuritaire liée à la guerre contre la secte terroriste Boko Haram.

Il s’agissait, au cours de cette rencontre, d’identifier les acteurs des organisations nationales de défense des droits de l’Homme devant mener des enquêtes dans les localités de Mayo-Moskota, Amchidé, Limani, Waza et Blangoua retenues comme zones cibles du projet. La rencontre a aussi permis de faire une analyse des droits humains et une évaluation des lacunes de formation.

« Après, nous allons organiser le renforcement de capacités sur les droits de l'Homme en collaboration avec l'administration camerounaise qui est véritablement au-devant de la situation des droits de l'homme », explique Bénédicte Ntongon Akiki, consultante en droits de l’Homme au PNUD interrogée par le journal L’œil du Sahel.

D’après elle, ce processus devrait instaurer un regain de confiance entre les forces de défense et de sécurité et les populations. « Nous constatons sur le terrain qu’avec les exactions, la population a perdu un peu confiance en ces forces. Pour nous, l'idée en accompagnant l'État du Cameroun est que cette confiance puisse renaître », relève-t-elle.

 « Nous travaillons pour identifier des éléments qui font du mauvais travail ou ont un mauvais comportement avec les populations, et nous allons travailler avec les autorités pour sévir », prévient Florian Morier, chef de l’unité de stabilisation du projet onusien.

D.M.

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