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Gouvernance forestière : une partie de la société civile apporte son soutien au Cameroun opposé à l’UE sur Sigif2

Gouvernance forestière : une partie de la société civile apporte son soutien au Cameroun opposé à l’UE sur Sigif2

Paru le mardi, 15 juin 2021 14:47

Un regroupement d’organisations de la société civile (OSC), sous l’égide de la plateforme REDD+ et Changement climatique de la société civile (PFN-REDD+&CC), marque globalement sa satisfaction sur le Système informatique de gestion des informations forestières de seconde génération (Sigif2), a-t-on le 8 juin dernier à l’occasion de la présentation au ministre des Forêts et de la Faune (Minfof) de la de la note de position des OSC sur le Sigif2.

« Cette version améliorée du Sigif1, plus efficace et plus ambitieuse, est considérée comme la pierre angulaire tant de la gestion forestière durable et transparente répondant aux besoins du Cameroun que du Système de traçabilité du bois au Cameroun conduisant à la délivrance des certificats de légalité et d’autorisations Flegt », soutiennent ces organisations représentées par Cécile Ndjebet.  

Ces OSC prennent ainsi le contre-pied de la position de l’Union européenne (UE) et l’Allemagne sur le sujet. En effet, les principaux partenaires financiers et techniques du projet jusqu’en 2018 avaient boudé la cérémonie de lancement du Sigif2, le 1er avril 2021, et signifié leur non-reconnaissance du système au Minfof dans une correspondance datée du 29 mars. Dans un communiqué, publié plus tard, l’UE et l’Allemagne justifient leur position par leur mise à l’écart et par « certaines faiblesses/manques dans l’outil Sigif2 qui devraient être corrigés avant qu’il puisse être qualifié ».

Dialogue gouvernement-UE/Allemagne

Pour mettre fin aux dissensions, la directrice nationale de WWF Cameroun, Cécile Ngomba, en sa qualité de partenaire technique, prône le dialogue entre le gouvernement et ses partenaires. « Que les lacunes procédurales soulevées par l’UE/Allemagne soient traitées par des moyens diplomatiques et les lacunes techniques par des experts techniques du Minfof et de l’UE/Allemagne travaillant ensemble », recommande pour sa part PFN-REDD+&CC, au terme d’une série de consultations menées auprès des deux partenaires, du pool technique du Sigif2 et d’autres acteurs clés du secteur.

Le Minfof, Jules Doret Ndongo, a salué cette initiative, tant son département ministériel était jusqu’ici habitué aux critiques de ces acteurs. Leur apport « est un cas pratique d’un partenariat basé sur la franchise, la méfiance, mais de poursuite de l’intérêt commun », a-t-il souligné.

Dominique Mbassi

Dernière modification le mardi, 15 juin 2021 14:48

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