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Répression des « villes mortes » : à Buea, David Mafani adopte les méthodes de Patrick Ekema

Répression des « villes mortes » : à Buea, David Mafani adopte les méthodes de Patrick Ekema

Paru le mercredi, 15 juillet 2020 11:21

Dans la journée du lundi 13 juillet dernier, des dizaines de boutiques ont été scellées sur ordre de David Mafani, maire de la ville de Buea, chef-lieu de la région anglophone du Sud-Ouest. Le patron de l’exécutif municipal reproche à ces structures commerciales de n’avoir pas ouvert, en respect du « Ghost Town », imposé chaque lundi dans la partie anglophone du Cameroun par les groupes armés d’inspiration séparatiste qui réclament la création de l’État de « l’Ambazonie » dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

« Après notre élection et installation à la tête de la mairie, nous avons pris le premier mois pour sensibiliser les commerçants sur les conséquences de la non-ouverture de leurs boutiques les lundis, sur le respect du mot d’ordre de villes mortes imposées par les sécessionnistes et sur ses conséquences sur l’activité économique dans la ville de Buea », a expliqué le maire.

Au-delà du climat d’insécurité favorisé par ce phénomène, le mot d’ordre de « villes mortes » porte préjudice à la ville de Buea sur les plans économique, sociale et même sanitaires, dénonce le magistrat municipal. « Le plus inquiétant, c’est que même les pharmacies ne sont pas ouvertes le lundi. Ce qui signifie que les personnes malades doivent maintenant prendre le taxi et se rendre hors de Buea pour se procurer les médicaments », déplore-t-il.

Pour leur réouverture, les boutiques fermées devront s’acquitter d’une pénalité financière et « prendre un engagement de ne plus recommencer, pour le bien des affaires dans la ville de Buea ». Aux opérateurs qui seraient tentés de briser les scellés apposés par la municipalité, David Mafani met en garde. « Le bris de ces scellés est puni par l’article 191 du Code pénal camerounais qui condamne à une peine d’emprisonnement de six mois à 2 ans et d’une amende allant de 50 000 FCFA à 500 000 FCFA », informe-t-il.

À travers cette descente faite avec le concours des forces de l’ordre, l’autorité municipale relance la phase répressive contre les opérateurs économiques qui rechignent à ouvrir leurs établissements par peur de représailles des milices séparatistes. Une approche jadis implémentée par Patrick Ekema, l’ex-maire qui était allé jusqu’à sceller les bureaux de certaines multinationales et grandes entreprises installées dans cette ville.

BE

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