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Crise anglophone : le Nigeria réaffirme sa volonté de veiller sur la stabilité du Cameroun

Crise anglophone : le Nigeria réaffirme sa volonté de veiller sur la stabilité du Cameroun

Paru le jeudi, 15 juillet 2021 10:05

Au cours d’une audience qu'il accordée le 13 juillet 2021 à Félix Mbayu, envoyé spécial du président camerounais Paul Biya, le président nigérian, Muhammadu Buhari a déclaré que son gouvernement n’entend plus rester simple spectateur de la crise sociopolitique dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NOSO).

Selon le Daily Post qui cite un communiqué signé du porte-parole de la présidence nigériane, il est de l’intérêt du Nigeria de « veiller à ce que le Cameroun soit stable, et nous vous soutiendrons sans relâche ». Le président Buhari suit avec un intérêt soutenu la tentative de séparation du Cameroun orchestrée depuis 2016 par l’Etat virtuel d’Ambazonie. Ce d’autant plus que cette crise qui n’est pas sans conséquence pour son propre pays.

Le même journal note que le soutien du Nigeria à son voisin se nourrit des expériences du passé, notamment le refus du Cameroun de servir de base arrière aux indépendantistes nigérians lors de la guerre du Biafra à la fin des années 1960. Et pour les autorités fédérales nigérianes, il est plus que jamais temps de rendre cette politesse au Cameroun.

A en croire toujours la presse nigériane, l’envoyé spécial du chef d’Etat camerounais a exprimé la satisfaction de Paul Biya sur le rôle que joue ce pays voisin et frère non seulement en Afrique, mais davantage dans la crise anglophone. Par exemple, c’est grâce à la collaboration des autorités nigérianes que le leader indépendantiste Sissiku Ayuk Tabe a été appréhendé en terre nigériane et séjourne depuis lors à la prison centrale de Yaoundé.

Une collaboration d’autant plus nécessaire que le Cameroun et le Nigeria partagent de profonds liens historiques, une longue frontière terrestre de plus de 2000 km et par ricochet des défis sécuritaires communs. Il appartient donc, d’après Félix Mbayu, aux deux pays de trouver des solutions communes à ces défis.

Dominique Mbassi

Dernière modification le vendredi, 16 juillet 2021 05:26

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