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René Sadi révolutionne l’aide à la communication privée

René Sadi révolutionne l’aide à la communication privée

Paru le jeudi, 16 avril 2020 11:05

Dans un arrêté signé le 13 avril 2020, le ministre de la Communication (Mincom), René Emmanuel Sadi, réorganise les modalités d’accès de la communication privée à l’aide publique.

Dorénavant, on parle de l’appui institutionnel de l’État à la presse à capitaux privés. Son bénéfice est réservé exclusivement aux entreprises éditant des journaux et périodiques paraissant à intervalles réguliers et aux entreprises de presse en ligne.

Une révolution quand on sait que, jusqu’ici, l’aide était partagée à tous les acteurs de la communication privée, c’est-à-dire les imprimeries, les syndicats, les associations professionnelles, les radios, les télévisions, etc.

L’arrêté du Mincom exclut d’ailleurs les organes de communication audiovisuels, plutôt éligibles au financement du Fonds spécial de développement de l’audiovisuel institué par la loi du 20 avril 2015 régissant l’activité audiovisuelle au Cameroun. Même si l’application de ladite loi est encore attendue.

L’appui institutionnel de l’État à la presse à capitaux privés se déclinera en octroi du matériel technique d’exploitation, allocation financière pour la couverture d’événements nationaux et internationaux, appui financier destiné à l’achat des intrants matériels essentiels à la production des contenus ou à la distribution des journaux.

Le Mincom ne fixe pas le montant de l’enveloppe dédié à cet appui. Il se contente d’indiquer que les crédits y afférents sont inscrits chaque année au budget du ministère en charge de la presse. René Emmanuel Sadi précise néanmoins que cet appui a un caractère pérenne et statutaire.

Plus que par le passé, les conditions et modalités d’accès au bénéfice de cet appui sont rigides. Chaque entreprise de presse écrite postulant doit, à l’appui de sa demande, notamment produire toutes les éditions des journaux. Une manière de couper l’herbe sous les pieds à ces journaux qui ne paraissaient que lorsqu’il fallait demander l’aide.

De plus, contrairement à la pratique actuelle, un contrôle sera effectué sur l’utilisation des fonds, biens et services alloués. En cas de dérives, l’arrêté prévoit des sanctions. Celles-ci vont de l’exclusion provisoire à la radiation définitive de l’éligibilité au bénéfice de l’appui institutionnel de l’État à la presse à capitaux privés.

D. M.

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