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Nommé PCA de la SRC, Robert Bapooh Lipot revendique plus

Nommé PCA de la SRC, Robert Bapooh Lipot revendique plus

Paru le samedi, 16 mai 2020 04:10

Le fauteuil de président du conseil d’administration de la Société de recouvrement des créances (SRC) ne convient-il pas à Robert Bapooh Lipot ? En tout cas, la tendance de l’Union des populations du Cameroun (UPC) dirigée par cet ex-député semble peu enthousiaste après la désignation de leur leader à ce poste le 4 mai dernier.

Au terme d’une réunion du bureau politique de cette formation politique, tenue ce 14 mai à Yaoundé, Robert Bapooh Lipot, qui dit apprécier cette responsabilité « à sa juste valeur », s’est montré critique au sujet de la place accordée à l’UPC dans le cadre de la plateforme de gouvernement qui lie depuis 1992 ce parti au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), au pouvoir.

Et s’il reconnait « que l’acte du chef de l’État est un acte de fidélité à l’alliance UPC-RDPC », son parti s’estime lésé dans « cette alliance qui va plus loin, au point où l’UPC doit même avoir des ambassadeurs représentants le Cameroun issus de ses rangs », avance-t-il. Et d’ajouter : « Nous ne faisons pas ici dans la langue de bois. Ce n’est un secret pour personne que dans cette alliance, il y a des droits qui reviennent à l’UPC. J’ai été chargé de veiller à ce que les droits qui sont ceux de l’UPC dans le cadre de cette alliance soient aujourd’hui respectés », a déclaré Robert Bapooh Lipot.

Depuis la sortie du gouvernement de feu Augustin Frédérique Kodock le 7 novembre 2007, l’UPC peine à se faire une place au sein de l’exécutif. Et depuis lors, l’influence de ce parti, fragilisé par des querelles intestines, se réduit comme peau de chagrin.

Récriminations illégitimes

« Allié indéfectible du parti au pouvoir depuis 1992, Augustin Frédéric Kodock, le mentor de Robert Bapooh Lipot, avait payé comptant son incapacité à conserver son siège de député à l’Assemblée », rappelle un upéciste. Pour bon nombre d’observateurs, la mise à écart de l’ex SG de l’UPC et principal négociateur de l’alliance UPC-RDPC, traduisait déjà la dégradation du rapport de force politique entre les deux alliés.  

Dans une frange de l’opinion publique, les récriminations de Robert Bapooh Lipot sont même jugées illégitimes. Pour elle, si en 1992 « le parti du crabe » dont il prétend défendre les intérêts disposait de plusieurs sièges à l’Assemblée nationale, à ce jour, l’UPC ne dispose plus du moindre député. Et sa représentativité du point de vue du nombre d’élus est quasi nulle. Par ricochet, son appui au RDPC a perdu son caractère déterminant. D’autant plus qu’avec un effectif de 152 députés sur 180, le parti au pouvoir dispose d’une majorité parlementaire plus que confortable.

De ce point de vue, Robert Bapooh Lipot ne devrait-il pas s’estimer heureux de son poste de PCA de la SRC ? Non répondent ses soutiens. Pour eux, si les Patriotes démocrates pour le développement du Cameroun (PADDEC) de Jean de Dieu Momo jouissent d’une place au sein du gouvernement, alors qu’il ne dispose pas d’élu au Parlement, un parti historique à l’envergure de l’UPC n’en mérite pas moins.

Baudouin Enama

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