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L’ONU demande la libération et la prise en charge sanitaire d’Amadou Vamoulké

L’ONU demande la libération et la prise en charge sanitaire d’Amadou Vamoulké

Paru le mardi, 16 juin 2020 14:17

Le Groupe de travail des Nations unies (ONU) sur la détention arbitraire demande au gouvernement camerounais de remettre en liberté Amadou Vamoulké, ancien directeur général de la CRTV, poursuivi pour détournement de deniers publics et détenu à la prison centrale de Yaoundé depuis 2016.

L’information a été publiée le 12 juin par l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui a saisi à cet effet l’instance onusienne depuis janvier 2019. À en croire RSF, le Groupe de travail de l’ONU a jugé « dans les conclusions communiquées récemment à notre organisation et à l’État du Cameroun que la détention provisoire de l’ex-directeur général de la CRTV n’a pas de base légale, car elle va au-delà de la limite maximale prescrite par la loi, et sans explication suffisante du caractère raisonnable et nécessaire de cette mesure ».

L’institution onusienne demande également au gouvernement camerounais « de veiller à ce qu’il reçoive le traitement médical nécessaire dans toute la mesure du possible ». En effet, d’après ses avocats, au terme d’une consultation à l’hôpital central de Yaoundé, un médecin a diagnostiqué une maladie neurologique nécessitant une évacuation sanitaire à Amadou Vamoulké.

Cet avis du Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire n’est que consultatif. Il ne contraint donc pas l’État du Cameroun à libérer l’ex-DG de la CRTV. Avant lui, de nombreuses personnalités camerounaises ayant bénéficié de cet avis ont connu des fortunes diverses.

Michel Thierry Atangana, Maurice Kamto, Lydienne Eyoum, etc. ont été libérés sans qu’aucun lien ne puisse être établi avec la décision du Groupe de travail de l’ONU. Par contre, l’ancien ministre Marafa Hamidou Yaya reste en prison. De son côté, l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Jean Marie Atangana Mebara, est toujours détenu en dépit d’un avis de la Commission des droits de l’Homme et des peuples de l’Union africaine établissant sa détention « arbitraire ».

Mais le gouvernement s’est souvent montré sensible à la dégradation de l’état de santé de certaines anciennes pontes du pouvoir emprisonnées. À titre d’exemple, le président de la République a ordonné l’évacuation sanitaire de l’ancien ministre des Finances Essimi Menye, de l’ancien Premier ministre Ephraïm Inoni ou de l’ancien ADG de la Camair Yves Michel Fotso.

Dominique Mbassi

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Dernière modification le mardi, 16 juin 2020 14:20

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