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Conquête du pouvoir : Maurice Kamto conteste le caractère insurrectionnel de sa démarche

Conquête du pouvoir : Maurice Kamto conteste le caractère insurrectionnel de sa démarche

Paru le mercredi, 16 septembre 2020 12:27

Le président national du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto (photo), a signé un document intitulé le code du marcheur pacifique, patriotique et républicain, qui vise manifestement à encadrer les marches populaires que ce parti annonce pour le 22 septembre 2020.

« Les marches appelant au départ de M. Paul Biya ne sont pas des actes d’insurrection, de rébellion, de révolution ou d’hostilité contre la patrie, encore moins des actes terroristes », soutient Maurice Kamto. Pour lui, elles sont plutôt « l’expression pacifique de l’exaspération face à un pouvoir qui n’entend ni les supplications ni les pleurs des populations qui souffrent atrocement dans un pays qui se fissure ».

De même, « les marcheurs pacifiques sont des citoyens patriotes, républicains qui rejettent toute violence avant, pendant et après leurs marches », ajoute-t-il. Pour convaincre du caractère pacifique de ses marches, Maurice Kamto rappelle à ses militants et sympathisants : « Ne jamais oublier que la lutte vise à sauver le pays et non à le détruire ».

Mise en garde

Ces explications ne convainquent pas au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir. En réplique au président du MRC, son secrétaire national à la communication, Jacques Fame Ndongo, écrit le 15 septembre 2020 : « Le RDPC a pris connaissance, avec une stupéfaction inénarrable et indicible, des appels à l’insurrection émanant du MRC et de certains segments de la société civile, dont le président de la Conférence épiscopale nationale ».

Ce dernier, poursuit Jacques Fame Ndongo, demande aux populations de « descendre dans la rue pour arracher un changement de cap ». Et de noter qu’« on n’arrache jamais pacifiquement, mais brutalement ». Dans la même logique, dans un communiqué publié le 15 septembre, le ministre de la Communication (Mincom) et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, écrit : « Aucune manifestation ne saurait être considérée comme pacifique lorsque le but déclaré en est le lancement d’un mouvement insurrectionnel et le renversement d’institutions républicaines démocratiquement élues ».

Par conséquent, prévient le Mincom, « tous ceux qui s’associeront à un tel projet devront s’attendre à en répondre devant les instances judiciaires compétentes ». « Les forces de sécurité prendront à cet égard toutes les mesures nécessaires pour assurer fermement le maintien de l’ordre public et de la paix sociale », conclut-il.

Dominique Mbassi

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