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Environnement : la qualité de l’air à Yaoundé et Douala préoccupe le gouvernement

Environnement : la qualité de l’air à Yaoundé et Douala préoccupe le gouvernement

Paru le lundi, 17 août 2020 10:44

Le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), Pierre Hele (photo), vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue du recrutement d’un consultant dont la principale mission sera la réalisation de l’étude diagnostique de la qualité de l’air dans les villes de Douala et de Yaoundé en vue de la protection de l’environnement et de la santé humaine.

De manière spécifique, le consultant retenu devra identifier et caractériser les principales sources d’émission des polluants, faire un état des lieux de la qualité de l’air et évaluer l’impact de la qualité de l’air sur l’environnement et la santé humaine.

Il s’attellera aussi à élaborer un plan d’action pragmatique pour la réduction des émissions atmosphériques et la gestion de la qualité de l’air dans chaque ville. L’étude sera financée par le budget 2020 du Compte spécial d’affectation du Minepded.

Pour justifier le choix de Douala et de Yaoundé, le Minepded rappelle que ces deux villes « rassemblent à elles seules plus du quart de la population nationale » estimée à près de 25 millions d’habitants. De plus, du fait de leur poids économique, ces métropoles pèsent plus de la moitié de l’énergie consommée au Cameroun.

Pollution

Pour ne rien arranger, les statistiques officielles montrent que le parc automobile de Yaoundé et de Douala, vieux d’environ 15 ans, est davantage constitué de véhicules d’occasion. Et avec la quasi-absence des transports en commun, près de 100 000 motos assurent le déplacement quotidien des populations.

Or, note le Minepded, cette mobilité n’est pas sans conséquence néfaste sur la santé et la qualité de la vie à travers les accidents, les bruits, la pollution, etc. Bien plus, « l’accroissement démographique, la dynamique industrielle et le développement anarchique des transports sont à l’origine des émissions importantes dans l’air de polluants nocifs pour la santé et particulièrement les maladies respiratoires », insiste Pierre Hele.

Ces polluants atmosphériques, poursuit-il, entrainent aussi des déséquilibres importants de fonctionnement de la biosphère qui sont à l’origine notamment du réchauffement climatique.

L’étude s’inscrit donc dans la perspective de l’atteinte du onzième Objectif du développement durable intitulé Villes et communautés durables. Car, « considérées sous leur meilleur jour, les villes ont permis à leurs habitants de progresser sur les plans économique et social », souligne le Minepded. Surtout que la Constitution du Cameroun dispose que « toute personne a droit à un environnement sain ». « L’État veille à la défense et à la protection de l’environnement », ajoute-t-elle.

Dominique Mbassi

Dernière modification le lundi, 17 août 2020 12:18

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