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Douala : les autorités tentent d’éviter un affrontement entre le RDPC et MRC

Douala : les autorités tentent d’éviter un affrontement entre le RDPC et MRC

Paru le vendredi, 18 septembre 2020 10:11

La marche programmée par Elie Charles Zang Zang, président de la branche jeune de la section Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) du Wouri 2, et ses camarades du parti au pouvoir, vient d’être interdite par le sous-préfet de Douala 2e, Didier Bidja. L’administrateur civil redoute des « troubles graves à l’ordre public ».

Dans une décision rendue publique hier, 17 septembre, l’autorité administrative écrit : « Il est interdit à compter de la date de signature de la présente décision et sur toute l’étendue du territoire de Douala 2e, toute réunion et manifestation publiques programmées pour le 22 septembre 2020 et même après par sieur Zang Zang Elie Charles, président de la section OJRDPC Wouri 2 et consorts du même bord politique ou de quelque autre formation politico-associative et même à titre personnel en faveur ou contre les institutions républicaines ».

RDPC ≠ MRC

Après l’arrêté signé le 11 septembre dernier par le gouverneur de la région du Littoral pour interdire les réunions et manifestations publiques non déclarées, le président de la section OJRDPC de Wouri 2 a introduit par voie de correspondance, auprès du sous-préfet de Douala 2e, la déclaration d’une « manifestation publique dès mardi, 22 septembre 2020 dans tout le quartier New-Bell ».

Sur le terrain, l’initiative d’Elie Charles Zang Zang visait en réalité à contrer l’action du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), un parti politique de l’opposition « dont les appels à l’insurrection et à la désobéissance civile sont de plus en plus légion dans nos quartiers », motivait-il dans sa lettre du 16 septembre.

Dans l’opinion, certains estiment que l’interdiction de la manifestation du RDPC ne relèverait que de la stratégie. Pour eux, il s’agit pour le régime de Yaoundé de démontrer que les partis politiques de l’opposition ne sont pas les seuls à subir les interdictions de manifestation actées par le commandement territorial. Cette frange en veut pour preuve l’organisation ce même 17 septembre d’une marche de soutien au président Paul Biya à Douala. Une manifestation pendant laquelle les participants ont protesté contre le « projet insurrectionnel du MRC ».

Tension

Au Cameroun, l’organisation des premières élections des conseils régionaux est venue raviver les tensions politiques entre le pouvoir et l’opposition. Des partis politiques, tels que le MRC, le SDF, le CPP, s’opposent à la tenue de ce scrutin dans le contexte actuel marqué par la crise anglophone et exigent la réforme du système électoral.

Le 24 aout dernier, Maurice Kamto, deuxième à la présidentielle d’octobre 2018 avec 14% des suffrages, a promis d’organiser un soulèvement populaire en vue de protester contre les élections régionales et demander le départ du président Paul Biya, réélu à 71, 28% en 2018, après avoir passé 36 années à la magistrature suprême.

Baudouin Enama

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