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Douala 1er : accusé de réserver l’ascenseur de l’hôtel de ville à son usage personnel, le maire crie à la cabale

Douala 1er : accusé de réserver l’ascenseur de l’hôtel de ville à son usage personnel, le maire crie à la cabale

Paru le jeudi, 19 août 2021 17:47

« L’accès à l’ascenseur de la mairie de Douala 1er n’est pas exclusivement réservé au maire Jean Jacques Lengue Malapa (photo). Le chef de l’exécutif municipal, ses adjoints et tous les chefs de services disposent chacun d’un ‘’pass’’ électronique leur conférant usage intégral de cet engin de facilitation de la mobilité ». Dans cette mise au point publiée le 19 août 2021, le maire de la commune d’arrondissement de Douala 1er rejette les accusations portées contre lui par le président de la Fondation camerounaise des consommateurs (Focaco), Alphonse Ayissi Abena.

La veille, ce dernier a notifié à l’édile, par voie d’huissier, une correspondance dans laquelle il soutient avoir enregistré de nombreuses plaintes émanant de plusieurs usagers, pour la plupart des femmes enceintes, des personnes âgées et des personnes à mobilité réduite, dénonçant l’interdiction d’accès à l’ascenseur de cet édifice public. Surtout que, s’émeut-il, l’hôtel de ville est un bâtiment de quatre étages et les services essentiels y compris le cabinet du maire se trouvent au dernier niveau.

L’initiative du président de la Focaco vaut donc « contestation de l’interdiction d’accès à l’ascenseur aux usagers ». Elle exige, en vertu de la loi du 6 mai 2011 portant protection du consommateur au Cameroun, que « l’accès à l’ascenseur soit ouvert sans délai à tous les usagers et prioritairement aux femmes enceintes, personnes âgées, personnes à mobilité réduite afin de garantir et sécuriser leur mobilité verticale ».

Cabale ciblée

Alphonse Ayissi Abena rappelle que « l’ascenseur de l’hôtel de ville de cette commune est un bien public dont l’acquisition et l’installation ont été financées intégralement par les deniers publics. Le maire Lengue Malapa et ses collaborateurs ne peuvent pas s’arroger le droit de l’utilisation exclusive de cet équipement ».

Dans sa mise au point, la mairie s’insurge contre « cette envolée manifeste de désinformation et de sabotage orchestrée par un individu aussi sensationnel qu’incohérent ».  Le service de communication précise que « des agents de la police municipale de la mairie de Douala 1er sont sans discontinuer en faction dans le hall de l’immeuble non loin de l’ascenseur afin d’y faciliter l’accès aux personnes vulnérables, âgées et handicapées ». 

Il note par ailleurs que les services essentiels ont été installés au rez-de-chaussée et qu’aucun de ses services compétents n’a jamais été saisi d’une plainte soit directement, soit indirectement par le biais d’une boîte à suggestions ouverte à tous.

Du coup, le maire voit derrière la dénonciation de la Focaco une cabale ciblée initiée par « des personnes en perte de vitesse politique », surtout qu’elle intervient en pleines opérations de renouvellement des organes de base du RDPC (parti au pouvoir) dans section du Wouri I dont Jean Jacques Lengue Malapa est le président. Aussi, « la mairie de Douala 1er et son exécutif se réservent le droit d’user de toutes les voies de recours légales contre ces allégations mensongères et attentatoires ».

Dominique Mbassi

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