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Crise anglophone : le recrutement de 1000 enseignants bilingues annoncé en 2017 toujours pas bouclé

Crise anglophone : le recrutement de 1000 enseignants bilingues annoncé en 2017 toujours pas bouclé

Paru le vendredi, 19 novembre 2021 07:40

Annoncé en 2017 pour décrisper la crise anglophone alors naissante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le recrutement de 1000 enseignants bilingues n’est toujours pas bouclé à ce jour. Les dossiers de certains candidats n’ont toujours pas abouti. Il attente toujours la validation de leurs diplômes par le ministère de l’Enseignement supérieur. Le problème a été soulevé à l’Assemblée nationale ce 18 novembre par une question orale du député Kum John Ndi adressée au ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), Jacques Fame Ndongo (photo).

En guise de réponse, le Minsup a présenté des chiffres pour tenter de démontrer que la Commission est diligente en matière d’examen des diplômes qui lui sont soumis. Jacques Fame Ndongo a révélé que depuis le début de l’année, 40 000 demandes d’authentification de diplômes ont été adressées à la Commission nationale des équivalences. Sur ces demandes, plus de 8 000 équivalences de diplômes ont été accordées au cours des trois dernières sessions de ladite commission. Les demandes émanent principalement de plusieurs structures nationales : ministères, entreprises publiques et parapubliques, privées, ONG, Instituts privés d’enseignement supérieur, universités d’État, etc.

Mais le ministère Jacques Fame Ndongo a lui-même reconnu que des lenteurs existent. Il a expliqué qu’elles sont de plusieurs ordres. Pour les diplômes délivrés par les institutions universitaires nationales, le ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative adresse des correspondances aux établissements et universités ayant délivré les diplômes à authentifier avec ampliation au Minesup.

À ce niveau, la célérité du traitement dépend de la structure saisie, fait savoir le ministre. Il en est de même pour les universités étrangères. Ici, les institutions universitaires des États-Unis, du Nigeria et de la République démocratique du Congo sollicitent un payement pour statuer sur la nature des diplômes qu’elles auraient émis, révèle Jacques Fame Ndongo. Il pointe aussi le dépôt tardif des demandes par certains usagers.

Pour résoudre ce problème, le Minesup compte sur la mise en place du projet E-national Higher éducation network en cours. Il devrait permettre de dématérialiser les données universitaires à travers la mise en place de 10 centres de développement du numérique universitaire. Ce projet de 25 milliards FCFA va « accélérer la numérisation des informations universitaires et partant, la dématérialisation des diplômes délivrés par les institutions nationales d’enseignement supérieur. Il sera donc aisé d’avoir en un clic d’ordinateur accès instantané au cursus de tous les étudiants », se réjouit le Minesup.

L.A.

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