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Crise anglophone : un journaliste enlevé par des hommes armés à Bamenda

Crise anglophone : un journaliste enlevé par des hommes armés à Bamenda

Paru le jeudi, 21 janvier 2021 13:44

La famille de Fung John Ngum (photo), est toujours sans nouvelle de lui. Dans la matinée du mercredi 20 janvier 2021, ce journaliste a été enlevé au quartier Ntarikon dans la ville de Bamenda (Nord-Ouest) alors qu’il se rendait à la radio Ndefcam où il travaille comme co-présentateur de Press and Associate, l’un des programmes phares de chaîne de radio.

D’après ses confrères, ses ravisseurs, « des hommes armés non identifiés » seraient arrivés à bord de motos. Dans un communiqué publié hier, l’Association camerounaise des journalistes anglophones (CAMASEJ), à laquelle il appartient, a condamné cet enlèvement « suspect » et demandé sa libération « immédiate »« CAMASEJ considère cet enlèvement comme une nouvelle agression contre la liberté de la presse et le droit des professionnels des médias à pratiquer sans crainte ni faveur, menaces et molestation », s’est indigné Jude Viban, président du CAMASEJ.

Le mode opératoire des ravisseurs présente des similitudes avec les pratiques des milices armées acquises aux idéaux séparatistes, qui sont aux prises dans cette région avec l’armée, observe un collègue du journaliste enlevé. Mais jusqu’à ce jeudi matin, l’enlèvement de Fung John Ngum n’a été revendiqué par aucun de ces groupes armés.

Dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, étranglées par une crise sans précédent depuis 2016, les journalistes ont souvent été la cible des deux parties au conflit. « Les journalistes ne sont pas partie prenante au conflit en cours dans les deux régions anglophones du pays, et ne devraient donc pas être des cibles de quelque nature que ce soit », a déclaré Jude Viban.

Le 21 février 2019, le journaliste Macmillan Ambe Awa, membre du CAMASEJ, a été enlevé par la branche armée du mouvement sécessionniste dénommé « Ambazonia ». Ses ravisseurs lui reprochaient alors d’avoir réalisé des programmes visant à encourager les parents à envoyer leurs enfants à l’école, au lieu de respecter le mot d’ordre de boycott scolaire lancé par les rebelles séparatistes. Il avait ensuite été libéré contre le versement d’une rançon.

B.E

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