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Fame Ndongo traite Kamto de charlatan politique

Fame Ndongo traite Kamto de charlatan politique

Paru le mardi, 21 juillet 2020 16:56

C’est une réaction musclée que le secrétaire à la communication du Comité central du RDPC (au pouvoir) a réservée à la « déclaration portant mis en garde du peuple camerounais au gouvernement contre l’organisation de toute élection avant la fin de la guerre civile dans les régions anglophones et la réforme consensuelle et effective du système électoral », publiée le 19 juillet 2020 par le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto.

« Après un décryptage méticuleux de cette production intellectuelle », Jacques Fame Ndongo (photo), a recensé ses multiples « inepties ». Du point de vue de la forme, il note que le texte est truffé de « lacunes énonciatives et grammaticales ». Par exemple, argumente le membre du bureau politique du parti présidentiel, Maurice Kamto fait une confusion entre le destinateur et le destinataire du message.

« Cacophonie communicationnelle »

 C’est tantôt le peuple, tantôt le MRC, tantôt le président de ce parti politique qui met en garde tantôt le gouvernement, tantôt le président de la République, tantôt les forces de défense et de sécurité, tantôt la communauté internationale quand ce ne sont pas simplement les magistrats et les fonctionnaires de l’administration territoriale. Ce qui, pour Jacques Fame Ndongo, trahit une « cacophonie communicationnelle ».

Pour lui, la contestation du code électoral, qui présente d’après Maurice Kamto des lacunes, des insuffisances, des incohérences et autres dysfonctionnements, est non fondée. « Ce Code électoral n’étant jusqu’à ce jour frappé d’aucune inconstitutionnalité par l’instance compétente, le leader de ce parti ne peut s’en prévaloir encore qu’il n’en ait pas qualité », souligne Jacques Fame Ndongo.

Sur l’exigence d’une réforme consensuelle dans la préparation et l’adoption du Code électoral en lieu et place de la procédure constitutionnel légale établie, Jacques Fame Ndongo s’étonne de la persistance de Maurice Kamto « dans sa quête de faire du “constitutionnalisme démotique” en imposant le consensus jusque dans l’adoption du Code électoral ».

« Charlatanisme politique »

Il rappelle que Maurice Kamto ne saurait faire une proposition de loi, cette prérogative appartenant exclusivement aux députés et aux sénateurs. Tout comme le candidat classé deuxième à l’issue de la présidentielle d’octobre 2018 n’a pas qualité pour proposer une révision de la Constitution. « L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au président de la République et au Parlement », dispose en effet l’alinéa 1 de l’article 63 de la Constitution.

Pour enfoncer le clou, Jacques Fame Ndongo note qu’en prétendant tirer sa légitimité du peuple alors même qu’il n’a aucun mandat électoral, Maurice Kamto « s’est définitivement installé dans le charlatanisme politique ». Il exprime le souhait du RDPC de voir le président du MRC revenir à la raison et à la légalité républicaine. Ainsi, « le MRC se garderait, derechef, d’écrire une énième page de son manuel de politique-fiction », écrit Jacques Fame Ndongo. Ce dernier fait observer que Maurice Kamto ne se présente plus comme président élu, mais comme opposant.

Dominique Mbassi

Dernière modification le mardi, 21 juillet 2020 16:57

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