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Le ministre Oswald Baboké fustige les dérives du jeu politique, perverti par les réseaux sociaux

Le ministre Oswald Baboké fustige les dérives du jeu politique, perverti par les réseaux sociaux

Paru le dimanche, 21 novembre 2021 09:13

Dans une tribune publiée dans le quotidien national, le Directeur adjoint du Cabinet Civil, Oswald Baboké dénonce une dérive dangereuse du jeu politique, où il ne s’agit plus de débattre et de confronter les points de vue, mais seulement de détruire l’adversaire, le salir par tous les moyens : « La course au pouvoir ne se fait plus grâce au savoir-faire intrinsèque, mais par l’entremise du savoir-défaire » déplore-t-il. Selon l’auteur, dans ce contexte, n’importe qui, pourvu qu’il sache détruire et médire, se sent pousser des ambitions politiques, même s’il n’en aucune compétence.

Le ministre accuse. Selon lui cette dérive est entretenue par de faux lanceurs d’alertes et autre influenceurs, achetés : « des professionnels de la calomnie, érigés en maîtres-chanteurs, approchés par les commanditaires des articles infamants, qui reçoivent de l’argent, beaucoup d’argent, des montants exorbitants, défiants toute imagination (…) Les virements financiers indirects qui nourrissent les fameux « influenceurs » des réseaux sociaux, dont bon nombre vit en Europe et aux Etats-Unis, sont connus…»

« Il ne se passe pas une journée sans que des fausses informations alimentent les réseaux sociaux. (…) Le pays ne vit qu’au rythme des publications mensongères des rapaces et chasseurs de primes », fustige-t-il. « Les nouvelles autoroutes de la communication sont transformées en laboratoires clandestins de fausses accusations, et usines de photomontages, délivrant de fausses-vraies pièces à conviction… Tout ça pour nuire. Pour créer le doute et la zizanie, la dysharmonie et la méfiance. »

Mais cette dérive n’est pas l’apanage du Cameroun, elle touche toutes les classes politiques, polluées par la désinformation et l’outrance. Ainsi Oswald Baboké cite le livre français « Les Flingueurs : Anthologie des cruautés politiques », de Patrice Duhamel et Jacques Santamaria : « Pour être entendus dans le brouhaha de l’information permanente, les responsables politiques doivent, à tout moment, se distinguer, trouver la phrase qui fait mouche, le mot qui tue, l’expression qui sera reprise et amplifiée. Et à ce jeu, c’est le plus cruel qui l’emporte…».

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