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RSF saisit l’ONU pour demander la libération d’Amadou Vamoulke

RSF saisit l’ONU pour demander la libération d’Amadou Vamoulke

Paru le vendredi, 22 mai 2020 16:28

Reporter sans frontière (RSF) vient de saisir le rapporteur spécial de l’ONU pour obtenir la remise en liberté d’Amadou Vamoulké, l’ancien directeur général de la CRTV, la chaîne de télévision gouvernementale. L’information est contenue dans un communiqué diffusé ce 22 mai par l’ONG basée en France.

Dans ce document, RSF estime que l’état de santé de ce journaliste, âgé de 70 ans et détenu depuis 2016, le rend « vulnérable » au coronavirus. Une situation qui préoccupe l’organisme de défense des droits des journalistes. « Les autorités camerounaises ne peuvent pas exposer plus longtemps l’un de leurs plus éminents journalistes au risque de le voir mourir en prison. Lors d’une mission à Yaoundé fin 2019, nous avions déjà alerté le ministère de la Justice sur l’absence de soins et d’examens appropriés dont faisait l’objet ce journaliste malgré deux rapports médicaux établissant clairement la nécessité de son évacuation sanitaire. Depuis, le journaliste a fêté son 70e anniversaire derrière les barreaux et au moins un cas de coronavirus a été identifié dans sa prison. Cette situation le rend particulièrement vulnérable », a déclaré Arnaud Froger responsable du bureau Afrique de RSF.

Dans son récent rapport sur l’état de la liberté de presse dans le monde, Reporter sans frontière a allégué que la « détention provisoire prolongée et sans condamnation depuis 2016 » d’Amadou Vamoulke, symbolise « le poids des représailles qui peuvent s’abattre sur des journalistes qui font de l’indépendance et de la résistance aux ingérences du pouvoir ». Mais selon les autorités, l’ancien patron de la télévision d’État est poursuivi pour crime économique. Il s’agit d’un détournement présumé de fonds au détriment de la chaîne de télévision publique qu’il a dirigée entre 2005 et 2016.

Le 15 avril 2020, le président camerounais Paul Biya a signé un décret portant commutation et remise de peines de certains prisonniers en détention au Cameroun. La décision présidentielle concernait les « personnes définitivement condamnées » à la date de sa signature. Ce qui n’est pas le cas d’Amadou Vamoulke qui devra encore se présenter à la barre du Tribunal criminel spécial (TCS) de Yaoundé le 26 mai prochain. En plus, elle excluait les personnes rendues coupables d’atteinte de la fortune publique, accusation pour laquelle l’ancien DG de la CRTV est poursuivi.

BE

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