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Manifestations du MRC : plus de peur que de mal

Manifestations du MRC : plus de peur que de mal

Paru le mardi, 22 septembre 2020 16:27

Ce 22 septembre 2020, Yaoundé est restée calme. Les rues étaient moins embouteillées dans la matinée que d’habitude, signe que les populations ont moins vaqué à leurs occupations que d’habitude.

Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), n’a pas été aperçu dans la capitale où il a pourtant programmé une marche de protestation pour contester l’organisation des régionales 2020 et demander le départ du président Paul Biya, réélu en octobre 2018 avec plus de 71% de suffrages exprimés.

Quelques militants acquis à sa cause ont tenté de tenir la manifestation au marché Etoudi, non loin de son domicile et à un jet de pierre du palais de l’Unité qui abrite les services de la présidence de la République. Mais les forces de maintien de l’ordre (FMO) se sont chargées d’étouffer l’initiative à peine lancée.

 

 

En mi-journée, Robert Amsterdam, l’avocat canadien de Maurice Kamto, a indiqué avoir eu un échange téléphonique avec lui. Sans préciser le lieu où se trouve le leader du MRC, le célèbre avocat d’affaires, prétend que le domicile de son client est assiégé et que des barrières de contrôle ont été placées sur les voies d’accès y conduisant.

Dans la région de l’Ouest, l’appel à la manifestation lancé par Maurice Kamto a été entendu dans quelques Localités. Notamment à Bafang dans le département du Haut-Nkam.

À Douala, des militants du MRC ont manifesté dans la matinée du mardi 22 septembre 2020. Des vidéos amateurs en circulation sur la Toile montrent quelques personnes en train de marcher en scandant des slogans hostiles au régime en place, dans certains quartiers de la capitale économique du Cameroun.

Journalistes interpellés

Au lieu-dit carrefour Ndokoti, présenté comme l’un des plus grands points de rassemblement des manifestants, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser les manifestants. Tous les services et commerces situés dans cette zone ont été fermés. Les forces de maintien de l’ordre ont également procédé à des arrestations.

Mais le nombre de personnes interpellées n’a pas encore été communiqué ni par les organisateurs ni par les autorités. On peut néanmoins dire que parmi les personnes interpellées à Yaoundé et à Douala, on retrouve au moins trois journalistes : Lindovi Njio (La Nouvelle Expression), Rodrigue Ngassi (Équinoxe télévision), Javis Tah (Media Prime).

L’annonce des manifestations de 22 septembre a créé une psychose au sein des populations. Depuis plusieurs le week-end dernier, les autorités ont renforcé le dispositif sécuritaire dans les grandes villes du pays. Craignant des risques de débordement, des organismes internationaux et certaines chancelleries occidentales basées à Yaoundé ont même conseillé à leur personnel de rester chez eux. Mais au final, il y a eu plus de peur que de mal.

BE

Dernière modification le mercredi, 23 septembre 2020 17:00

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