Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
Pris à partie par la BAS, René Sadi vole au secours de Christophe Guilhou

Pris à partie par la BAS, René Sadi vole au secours de Christophe Guilhou

Paru le jeudi, 23 avril 2020 10:30

Le gouvernement est sorti de sa réserve pour dénoncer « les nombreuses menaces proférées sans aucune raison, via les réseaux sociaux, contre l’Ambassadeur de France ». Le message est contenu dans un communiqué du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, publiée ce 22 avril 2020.

« Le gouvernement de la République a pris connaissance d’un texte en circulation dans les réseaux sociaux, indexant de façon outrancière, l’ambassadeur de France au Cameroun, son excellence Christophe Guilhou, à la suite de l’audience que lui a accordée le président de la République, son excellence Paul Biya, en date du 16 avril 2020, au Palais de l’Unité », écrit le porte-parole du gouvernement.

Le texte, dont la paternité est attribuée à la Brigade anti-sardinard (BAS), un groupe d’activistes de la diaspora camerounaise, qui ne cache pas son soutien à l’opposant Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), s’adresse au président français, Emmanuel Macron. L’objectif : demander au chef d’État français de relever de ses fonctions l’ambassadeur de France au Cameroun, sous le prétexte d’une ingérence dans les affaires internes du Cameroun.

En prenant « à partie un ambassadeur d’un pays ami en plein exercice de ses fonctions, et qui, de ce fait, doit bénéficier de tous les égards dus à sa qualité de représentant légal et légitime », ces « groupuscules de la diaspora » ont eu le don d’outrer Yaoundé. Le Mincom de la communication condamne « ces comportements irresponsables et irrévérencieux ».

Aux sources de l’affaire

Pour bien comprendre l’affaire, il faut remonter au 15 avril 2020. Alors que la rumeur entretient le fake-news sur mort du chef de l’État à travers les réseaux sociaux, l’opposant Maurice Kamto saisit l’Assemblée nationale du Cameroun « aux fins du constat de la vacance de la Présidence de la République » après « l’absence prolongée et inexpliquée » de Paul Biya. Le lendemain, l’ambassadeur de France au Cameroun est reçu en audience pendant plus d’une heure par le président de la République.

L’information irradie la presse. La sortie de Paul Biya met un terme au débat portant la vacance présumée au sommet de l’État. Mais, certains internautes prétendent que l’ambassadeur de France s’est prêté à un montage audiovisuel visant à démontrer à l’opinion publique nationale et internationale que le Cameroun est gouverné avec des institutions qui fonctionnent.

Dans la même veine, le passage de Christophe Guilhou à l’émission dominicale « Actualité Hebdo » édition du 20 avril, sur les antennes de la télévision gouvernementale (CRTV), a été suivi d’une levée de boucliers orchestrée par mêmes activistes.

Dans tous les cas le Mincom est clair : « L’idée d’une soi-disant mise en scène ne peut relever que de l’affabulation et du fantasme », déclare René Emmanuel Sadi. Du reste, le gouvernement « met en garde ces groupuscules, du reste récidivistes, contre tout acte susceptible de porter atteinte, sous quelque forme que ce soit, à ce plénipotentiaire digne de respect, ou d’entraver l’accomplissement heureux de sa haute mission au Cameroun ».

BE

Dernière modification le jeudi, 23 avril 2020 10:44

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