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Nord-Ouest: après des attaques meurtrières, le gouvernement exige une franche collaboration de ses partenaires

Nord-Ouest: après des attaques meurtrières, le gouvernement exige une franche collaboration de ses partenaires

Paru le jeudi, 23 septembre 2021 05:50

Le ministre de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, a été dépêché dans la région du Nord-Ouest ce 22 septembre, quelques jours après des attaques de séparatistes qui ont fait une quinzaine de morts dans les rangs de l’armée. Dans sa déclaration à l’issue de la réunion de crise tenue avec le commandement de la 5ème région militaire interarmées, le Mindef a à nouveau reconnu que « les irrédentistes séparatistes, (sont) manifestement dotés d’un matériel de plus en plus sophistiqués (et bénéficient), cela est établi, de l’appui humain et matériel extérieur ». D’où cet appel « à tout le moins » du « concours de certains de nos partenaires ».

Il y a deux jours déjà, dans un communiqué, le Mindef soulignait que les services de renseignements, « ont établi avec certitude que la montée en puissance de ces groupes terroristes, de par l’armement de gros calibre dont ils disposent et font systématiquement usage, découle de leur jonction avec d’autres entités terroristes opérant hors des frontières de notre pays ».

La communication officielle ne désigne aucun pays, cependant, le Cameroun partage toute sa frontière ouest avec le Nigeria. De fait, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest où sévissent des groupuscules séparatistes sont adossées à la frontière avec ce pays voisin. A cela, il faut ajouter que côté nigérian, il prospère des groupes séparatistes hostiles au pouvoir fédéral. La hantise de Yaoundé a toujours été que les milices sécessionnistes de part et d’autre de la frontière opèrent une jonction.

Pour cela, lors des sessions du Comité de sécurité transfrontalière, les officiels Camerounais rappellent à leurs partenaires l’importance d’un contrôle strict de la frontière et du partage de renseignements. Cela a encore été le cas fin août dernier lors de la tenue de la 8ème session dudit Comité à Abuja.

Quant aux autres pays qui abritent les leaders séparatistes, donneurs d’ordres et financiers, le gouvernement n’a eu de cesse de demander qu’ils soient remis à la justice camerounaise. Aux Etats-Unis, la justice américaine a déjà inculpé au moins six personnes d’origine camerounaise accusées de trafic d’armes vers le Nigeria, avec comme destination finale le Cameroun.

Quoiqu’il en soit, le gouvernement a annoncé un changement de stratégie à la hauteur de la nouvelle menace que représentent les milices séparatistes. « L’évaluation de la situation que nous venons de procéder profondément permettra de consolider les acquis des opérations menées jusqu’ici », a déclaré le Mindef, avant d’ajouter que « des rajustements et des actions appropriées », vont être déployés.

L.A. 

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