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Marches du MRC : le bilan officiel des arrestations toujours attendu

Marches du MRC : le bilan officiel des arrestations toujours attendu

Paru le jeudi, 24 septembre 2020 12:44

Les autorités camerounaises n’ont pas encore communiqué le bilan officiel des marches de protestation organisées par une partie de l’opposition. Mais selon le Mouvement pour la renaissance du Cameroun, instigateur de ces manifestations, jugées illégales par le gouvernement camerounais, les forces de maintien de l’ordre auraient interpellé près de 600 personnes.

Ces chiffres difficilement vérifiables sont communiqués par l’avocat canadien Robert Amsterdam et le Collectifs Sylvain Souop (du nom du célèbre avocat du MRC décédé il y a quelques mois) constitués pour la défense de Maurice Kamto et des personnes arrêtées dans le cadre des initiatives de protestation anti-Biya.

Rendues publiques ce 23 septembre, ces statistiques du MRC concernent les régions du Centre (141), du Littoral (383), de l’Ouest (67), de l’Est (01), du sud (01) et intègrent les personnes interpellées avant la tenue des manifestations et ceux arrêtés pendant et après les événements de mardi dernier.

Le cas Bibou Nissack

Parmi les personnes interpellées se trouvent des cadres du parti, notamment Olivier Bibou Nissack. Le conseiller et porte-parole du président du MRC a été interpellé à son domicile dans l’après-midi du 22 septembre. Gardé à vue depuis lors à la Division régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Centre à Yaoundé, il a été auditionné le 23 septembre pendant 8 heures par 12 enquêteurs.

 Selon le collectif d’avocat Sylvain Souop, qui l’a assisté pendant cette audition, Olivier Bibou Nissack est suspecté « de terrorisme, d’hostilité envers la patrie, de préparatifs dangereux et d’insurrection ». La garde à vue signée de son enquêteur à la DRPJ du Centre, informent ses conseils, est d’une durée de 48 heures.

Après la convocation des élections des conseillers régionaux par le président Paul Biya, Maurice Kamto, son principal challenger avec 14% des votes à la présidentielle d’octobre 2018, a annoncé l’organisation des manifestations populaires pour protester contre ce scrutin et demander le départ du chef d’État réélu, il y a deux ans, avec 71% des suffrages, pour un nouveau septennat.

Mais ces marches de protestation ont été interdites par les autorités camerounaises. Ces dernières reprochent à Maurice Kamto de fomenter un projet insurrectionnel visant à renverser le régime en place, au regard de son appel au départ du pouvoir du président de la République. « La démocratie s’accommode mal avec le non-respect de la loi. La manifestation a été interdite, la loi doit donc s’appliquer. », a déclaré le secrétaire général adjoint du RDPC, Grégoire Owona, au micro de RFI.

Baudouin Enama

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Dernière modification le jeudi, 24 septembre 2020 13:41

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