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Des parlementaires plaident pour l’introduction de la sécurité routière dans les programmes scolaires

Des parlementaires plaident pour l’introduction de la sécurité routière dans les programmes scolaires

Paru le jeudi, 25 mars 2021 17:48

Le Réseau des législateurs camerounais pour la sécurité routière, un regroupement constitué des membres des deux chambres du parlement et des experts du ministère des Transports, a élaboré des recommandations pour réduire les accidents de la circulation au Cameroun. Sur la quinzaine de recommandations reprises par le Poste national de la CRTV, figure une sur l’instauration des modules sur la sécurité routière dans les programmes scolaires.

Ces recommandations ont été arrêtées à l’issue de la séance plénière spéciale sur la prévention et la sécurité routière qui s’est tenue le 23 mars dernier dans un contexte où les accidents de la circulation sont parmi les principales causes de mortalité dans le pays.

Même si la courbe de la mortalité liée aux accidents de la route au Cameroun est en nette régression, le nombre de cas reste en effet inquiétant. Le mois dernier, en rendant publics les résultats d’une étude commandée auprès du cabinet CYSCOM sur l’impact des mesures de sécurité routière mises en place au Cameroun, le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a fait savoir que le nombre de morts sur nos routes est passé de 1 588 en 2011, à 1 091 en 2015 et 937 en 2019.

L’objectif des cours sur la sécurité routière à l’école est de permettre de sensibiliser les futurs automobilistes dès le bas âge pour leur donner les moyens d’être de bons citoyens. Ce qui devrait contribuer à réduire les accidents de la circulation.

Avant que la résolution ne soit effective, elle devra encore passer par un long processus, notamment l’élaboration des programmes pédagogiques et leur promulgation. À ce sujet, aucun délai n’a été donné.

Les autres résolutions adoptées lors de la plénière sont entre autres : l’adoption d’un plan d’aménagement des routes urbaines, avec des voies pour les motos-taxis et les tricycles, l’arrimage de la stratégie nationale de sécurité routière à celles des Nations unies, la limitation de l’âge des véhicules importés, le renforcement du système de signalisation, l’aménagement des aires de repos sur les grands axes routiers, la révision à la hausse des amendes liées aux infractions routières, le renforcement des conditions d’obtention des permis de conduire, et renforcement des capacités de prise en charge des hôpitaux le long des axes accidentogènes.

Vanessa Ngono Atangana

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