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RDPC : Henri Eyebe Ayissi sur le bûcher

RDPC : Henri Eyebe Ayissi sur le bûcher

Paru le mercredi, 27 avril 2022 05:04

Le ministre Henri Eyebe Ayissi (photo), le chef de la délégation permanente du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) dans le département de la Lekié, région du Centre, ne fait plus l’unanimité. Le 22 avril dernier, un collectif de militants de la section Lekié-Ouest 1 à Monatélé a écrit à Jean Nkuete, le secrétaire général du Comité central du RDPC, pour dénoncer « les pratiques politiques du ministre Henri Eyebe Ayissi ».

« Vous avez bien voulu désigner un chef de la délégation permanente du RDPC dans la Lekié. Sauf notre erreur, cette désignation qui est une marque de confiance et d’estime, fait du concerné, celui qui nous porte la voix du Comité central et qui porte au Comité central notre voix… Et non sa voix. Mais, il se fait que chez nous, la délégation permanente départementale, pour ne pas dire son chef se substitue aux organes démocratiquement élus et donc jouissant d’onction et de légitimité populaires, et plus encore à toute la base. Au lieu d’être un trait d’union et un vecteur du meilleur fonctionnement de la structure », peut-on lire dans cette lettre adressée à Jean Nkuete.

Les auteurs de cette lettre ajoutent : « les appels de Monatélé nous viennent-ils de Yaoundé, n’ayant de la Lekié que le lieu de leur déclaration publique, ils ne font l’objet d’aucune concertation des forces vives locales ». Un conseiller municipal de la commune de Monatélé, solidaire de cette lettre, acquiesce. Il se rappelle qu’en 2015, certaines élites du département s’étaient plaintes après que Eyebe Ayissi a lancé l’appel de la Lekié contre la secte islamique Boko Haram sans concertation préalable.

Retard

Notre interlocuteur laisse entendre que ce n’est pas la seule fois où des cadres du RDPC dans la Lekié ont eu maille à partir avec le leadership du chef de la délégation permanente. Mais pour la toute première fois, avec ce collectif, tous ces reproches ont atterri sur la place publique. Car avant la lettre envoyée à Jean Nkuete, il y a eu une lettre ouverte adressée le 30 mars à Henri Eyebe Ayissi lui-même.

Dans cette première lettre, le collectif revient exclusivement sur la célébration de l’anniversaire du parti au pouvoir le 24 mars dernier à Monatélé. Eyebe Ayissi est arrivé avec au moins 4 heures de retard. « Il convient de rappeler que vous êtes coutumier de ces retards dont l’esprit et la lettre pourraient participer de l’expression d’une volonté de puissance. Mieux, d’une volonté de nuisance donnant au RDPC l’image d’une formation politique dont la thanotopolitique (politique de la mort) serait le signe », peut-on lire dans cette lettre du 30 mars.

Pour le moment, les membres de ce collectif attendent de savoir ce que va répondre le Comité central. Le groupe représenté par Dominique Awono Essono, trésorier dans une des sous-sections du parti à Monatélé, réclame plus de respect. Mais pas la tête de Eyebe Ayissi. Ce dernier, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf) est l’homme politique de la Lekié le plus en vue dans le gouvernement.

Michel Ange Nga

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Dernière modification le mercredi, 27 avril 2022 07:02

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