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Après le massacre de Kumba, des partis de l’opposition préconisent une réponse militaire

Après le massacre de Kumba, des partis de l’opposition préconisent une réponse militaire

Paru le mardi, 27 octobre 2020 16:22

Cabral Libii (photo), le leader du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), souhaite une réponse sécuritaire forte de l’Etat, à la suite de l’attaque opérée sur une école dans la localité de Kumba au sud-ouest du Cameroun. « Monsieur le président de la République, vous devez exercer dans toute sa rigueur le mandat que le peuple vous a confié », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée le 26 octobre 2020 au siège de son parti à Yaoundé.

 « Vous avez le devoir de protéger nos enfants. Vous avez le devoir de protéger l’avenir de nos enfants », a poursuivi l’homme politique. Cabral Libii demande au Président de la République, en sa qualité « de Chef suprême des armées », d’« appliquer la Constitution du Cameroun contre les terroristes qui assassinent nos enfants ».

Cette position du PCRN rejoint celle défendue par le Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), un autre parti politique de l’opposition au Cameroun. Pour son Premier secrétaire, Serges Espoir Matomba « Nous n’avons pas affaire à une guerre asymétrique. Il s’agit de brigands. Et lorsque des brigands décident d’imposer leur loi, on ne peut pas dire à l’Etat ou au gouvernement d’agir politiquement. Il s’agit d’un massacre perpétré par des civils qui ont décidé de porter des armes contre leur pays. A cela je dis qu’il faut une réponse forte, une réponse militaire ».

Ces avis sont donnés alors qu’au sein de la classe politique, certains partis ont rattaché la survenance de ce massacre au fait qu’il n’y a pas eu selon eux, des « solutions politiques » au conflit qui mine les zones camerounaises d’expression anglophones depuis la fin 2016. Le président Paul Biya lui a fait le choix de l’option judiciaire, contre ceux qui seront identifiés comme étant les auteurs de ce forfait.

« J’ai donné des instructions pour que des mesures appropriées soient prises avec diligence, afin que les auteurs de ces actes ignobles soient interpellés par nos forces de défenses et de sécurité, et traduits devant la justice », a-t-il fait savoir dans un télégramme officiel envoyé au gouverneur de la région du Sud-ouest.

Pour rappel, samedi 24 octobre 2020, des personnes non encore identifiées sont entrées dans une école de Kumba, et s’en sont pris à des enfants. Le bilan officiel fait état d’au moins 6 morts et une quinzaine de blessés dont plusieurs dans une situation critique.

Dernière modification le mercredi, 28 octobre 2020 11:49

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