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Marches du 22 septembre 2020 : Alain Fogue et Olivier Bibou Nissak condamnés à 7 ans de prison ferme

Marches du 22 septembre 2020 : Alain Fogue et Olivier Bibou Nissak condamnés à 7 ans de prison ferme

Paru le lundi, 27 décembre 2021 19:22

Le tribunal militaire de Yaoundé a prononcé ce 27 décembre plusieurs peines à l’encontre des militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), le parti de l’opposant Maurice Kamto. Parmi les personnes condamnées figurent deux lieutenants de Maurice Kamto : Alain Fogue, le trésorier national du parti et Olivier Bibou Nissak, le porte-parole du leader. Chacun d’eux écope de 7 ans de prison ferme. Ceci, après avoir passé plus d’un an en détention. D’autres accusés prennent des peines allant de 5 à 6 ans et quatre autres militants écopent d’un an chacun.

À noter que ces peines ont été prononcées en l’absence des principaux accusés. Ceux-ci ont refusé de se présenter devant le juge. Le 23 décembre dernier en effet, les accusés ont écrit à la présidente du tribunal militaire de Yaoundé pour contester la compétence de leurs avocats commis d’office. « (…) Nous récusons la compétence morale, intellectuelle et professionnelle de ces deux avocats du Tribunal à comprendre nos opinions et à nous défendre », avaient alors écrit la trentaine d’accusés. « Nous réitérons les termes de notre correspondance du 9 décembre 2021 par laquelle nous informions le Tribunal de notre intention de ne pas répondre à ses convocations », peut-on en plus lire dans la lettre.

En rappel, à l’appel de Maurice Kamto, des militants du MRC avaient manifestées le 22 septembre 2020 pour contester notamment contre la tenue des élections régionales avant la fin de la guerre dans la région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et sans un code électoral « consensuel ». Il était aussi question d’appeler au départ du président Paul Biya, réélu en octobre 2018 avec plus de 71% de suffrages exprimés.

Ces marches avaient été interdites par les autorités. Au finish, une centaine de militants ont été arrêtés avant, pendant et après ces manifestations et traduits dans les tribunaux militaires de Douala, Yaoundé et Bafoussam. Ils ont été accusés de « tentative de révolution, rébellion, défaut de carte nationale d’identité, attroupement aggravé, tentative d’insurrection en coaction, conspiration, outrage au président de la République, etc. ». Certains de ces militants ont été condamnés le 17 décembre dernier à Bafoussam à des peines allant jusqu’à 5 ans de prison avec sursis.  

L.A.

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Dernière modification le mardi, 28 décembre 2021 10:44

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