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Couverture santé universelle : le Cameroun confie le marché aux Coréens pour 17 ans

Couverture santé universelle : le Cameroun confie le marché aux Coréens pour 17 ans

Paru le vendredi, 28 août 2020 16:31

La Société santé universelle Cameroun SA (Sucam) est l’opérateur coréen qui va accompagner l’État du Cameroun dans la mise en œuvre de la Couverture santé universelle (CSU). Elle sera accompagnée pour cela, de trois partenaires camerounais et coréens. Il s’agit de High Tech Telesoft Cameroun SA ; GK Engineering et développement (société de droit coréen) et de New Tech Management malta (dotée d’un capital de 100 millions de FCFA). Le contrat de partenariat public privé a été signé le 27 août dernier à Yaoundé, entre le ministre de la Santé publique Manaouda Malachie et Jacqueline Mekongo Noah, directeur général de Sucam SA.

Sucam va assurer la mise en œuvre de la CSU pendant 17 ans avant de passer le relais à l’État. Elle aura pour mission d’implémenter du système de ce projet majeur social et économique voulu par le chef de l’État Paul Biya (c’est-à-dire le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la nomenclature), et la réalisation de toutes les opérations commerciales et financières y afférentes. Elle effectuera également la collecte des contributions sociales du secteur informel, la mise en commun des fonds dédiés à la gestion CSU.

Par ailleurs, elle va assurer le conventionnement des formations sanitaires publiques et privées, le contrôle médical et le paiement des factures des prestataires agréés. « Le système que nous allons mettre en place doit répondre à une couverture générale de ce qu’on va attendre de la CSU. La première étape va être l’enrôlement. Ensuite, le système sera interactif avec d’autres systèmes existants par exemple avec le Bureau national de l’État civil pour pouvoir avoir des identités », a expliqué Jacqueline Mekongo.

« Moments historiques »

Et la DG de Sucam de poursuivre : « Ainsi, ce système devra connecter l’ensemble des formations sanitaires tant publiques que privées qui auront été agréées par le ministère de la Santé. Celles publiques seront évaluées parce qu’elles n’entreront dans le système qu’en fonction du niveau d’un plateau technique adéquat. Celles des partenaires privés devront passer par une vérification et évaluation de leurs capacités à recevoir les usagers et leur rendre les soins de santé et prestations qu’ils sont en droit d’attendre ».

 « Nous sommes en train de vivre des moments historiques », s’en fendu le ministre de la Santé publique après cette signature de contrat. Manaouda Malachie annonce par ailleurs des actions de communication dans les jours à venir. « Pour les jours qui suivent, les Camerounais devraient pouvoir être mobilisés. Nous avons reçu les instructions du Premier ministre de pouvoir porter l’information aux Camerounais ; de pouvoir communiquer sur ce contrat pour qu’on sache exactement de quoi il s’agit. Qu’est-ce que le Camerounais est en droit d’attendre en termes de participation ? Parce que vous savez très bien qu’il y aura des cotisations, des adhésions, une contrepartie des soins qui seront pris en charge par la CSU », a-t-indiqué.

Pour mémoire, le système de couverture santé universelle, initialement prévu pour être mis en place au Cameroun depuis 2018. Son but est de faire en sorte que tous les individus aient accès aux services de santé sans encourir de difficultés financières. Selon les premières évaluations faites par le gouvernement, la CSU coûterait environ 1 300 milliards FCFA à l’État, pour un paquet de soins et services comprenant 185 interventions et 101 sous-interventions.

BE

Dernière modification le vendredi, 28 août 2020 16:32

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