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Extrême-Nord : 155 ex-combattants de Boko Haram en réinsertion

Extrême-Nord : 155 ex-combattants de Boko Haram en réinsertion

Paru le mercredi, 29 juillet 2020 11:37

Le centre régional de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) pour l’Extrême-Nord compte à ce jour 155 pensionnaires. Dans cette structure basée provisoirement dans la localité de Meri, on retrouve 28 femmes, 87 hommes et 41 enfants, selon Oumar Bichaïr, le coordonnateur régional du CNDDR.

Ces chiffres ont été présentés, le 22 juillet dernier lors d’une visite effectuée sur ce site d’accueil des ex-combattants de la secte islamiste Boko Haram, par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari. « Quand on intégrait ce centre, on avait 142 personnes sous la main, ce qui fait qu’en un mois, on a enregistré 13 cas de réédition », a indiqué Oumar Bichair. Depuis leur arrivée, un détachement a été mis à la disposition du centre pour sa sécurisation. Et pour l’instant, le CNDDR s’occupe de l’alimentation et de la santé des pensionnaires.

Femmes enceintes

« Pour le cas des femmes par exemple, nous avons enregistré neuf cas de grossesse. Nous les avons inscrites au projet “Chèque santé”, c’est-à-dire qu’en payant le kit à 6 000 FCFA, elles sont prises en charge depuis les consultations prénatales jusqu’à l’accouchement. Il y a deux cas d’accouchement actuellement à l’hôpital à qui on vient de rendre visite. Elles sont convenablement prises en charge », a déclaré le coordonnateur régional.

Au stade actuel, la préoccupation des pouvoirs publics est de trouver des occupations aux enfants internés dans les centres de réinsertion. Certains ex-associés de Boko Haram font des petits jobs. « Ils ne sont plus dangereux », a relevé le gouverneur de l’Extrême-Nord. Selon lui, le travail qui a été fait à la base de la Force multinationale mixte à Mora a permis de changer le comportement de la majorité des combattants repentis de Boko Haram.

Dans le même sens, le responsable local du CNDDR ajoute : « Ils font de petits commerces, ils vont au marché les vendredis et reviennent au camp ici à Méri. D’autres sont sollicités par les populations comme main d’œuvre pour aller cultiver dans les champs. Ils doivent préparer leur intégration. On doit les accompagner. Nous comptons sur les chefs traditionnels pour accompagner le chef de l’État pour la réussite de ce processus dans notre région parce que personne ne peut dire ici qu’il n’a pas été victime de Boko Haram, directement ou indirectement ».

Agriculture

Les pensionnaires de Meri ont formulé la doléance de pratiquer l’agriculture, une activité que nombreux d’entre eux ont exercé avant d’être enrôlés par le groupe terroriste. « Le Lamido de Mémé avait mis un terrain de 15 hectares à notre disposition. Mais ce terrain n’est pas encore opérationnel. Nous avons posé le problème et le chef de Godola a décidé de mettre une superficie de 15 hectares à notre disposition. Ces terres serviront dans un premier temps de terrain d’expérimentation. Nous comptons également saisir la hiérarchie pour exprimer le besoin », a indiqué le gouverneur.

BE

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