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Marches du MRC : quatre militants de « Stanp up for Cameroon » inculpés par le tribunal militaire

Marches du MRC : quatre militants de « Stanp up for Cameroon » inculpés par le tribunal militaire

Paru le mardi, 29 septembre 2020 10:42

Quatre membres de l’organisation « Stand up for Cameroon » sont actuellement placés sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Douala sis au quartier New -Bell. Moussa Bello, Étienne Ntsama, Mira Angoung et Membou Tehle y séjournent depuis le mardi 22 septembre. Ils sont inculpés de « tentative de conspiration, révolution et insurrection » par le Tribunal militaire de Douala.

Interpellés dans la soirée du 18 septembre au sortir d’une réunion tenue au siège de « Stand up for Cameroon » à Douala, les prévenus ont passé plusieurs jours de garde à vue à la légion de gendarmerie du Littoral à Bonanjo.

Dans une requête adressée lundi dernier au procureur de la République près le Tribunal de première instance de Douala-Bonanjo, le cabinet d’avocats Tamfu & Co. Law Firm a indiqué que ses clients ont été interpellés sans aucun mandat ni titre de justice. « Sous les menaces diverses, ils (les membres interpellés : NDLR) ont été contraints de faire des déclarations sans la présence de leurs avocats », a-t-il ajouté.

Fondé par un groupement de partis politiques de l’opposition à l’instigation de Kah Wallah, des membres de la plateforme « Stand up for Cameroon » ont participé aux marches organisées par le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) le 22 septembre dernier, pour protester contre la tenue des élections régionales et revendiquer le départ du président Paul Biya, réélu à plus de 71% de suffrages exprimés en octobre 2018.

Ces manifestations non autorisées sont qualifiées par les autorités camerounaises de « projet insurrectionnel visant à déstabiliser le pays ». « Certains meneurs et organisateurs de cette aventure insurrectionnelle ont été arrêtés et répondront de leurs actes devant la justice. D’autres sont activement recherchés par les services de sécurité aux mêmes fins », a déclaré, le 25 septembre dernier, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

Dans un message porté signé le 14 septembre, le ministre de l’Administration territorial avait prescrit au commandement territorial de procéder « sans faiblesse à l’interpellation et garde à vue administrative des personnes qui se retrouveront sur la voie publique ». Cette mesure visait également les personnes ayant lancé le mot d’ordre de manifestation.

BE

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Dernière modification le mardi, 29 septembre 2020 10:48

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