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Levée de bouclier contre Maurice Kamto après son « ultimatum » donné à Paul Biya

Levée de bouclier contre Maurice Kamto après son « ultimatum » donné à Paul Biya

Paru le lundi, 30 mars 2020 17:55

Le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) qualifie de « stratagème insurrectionnel », la dernière sortie de Maurice Kamto, président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

« Monsieur Paul Biya doit assumer pleinement et par lui-même la fonction présidentielle qu’il usurpe depuis le hold-up électoral d’octobre 2018, faute de quoi le peuple camerounais sera en devoir de constater sa défaillance et d’en tirer toutes les conséquences politiques », a déclaré l’opposant camerounais dans un communiqué commis le 27 mars dernier. Et d’engager le chef de l’État « sous sept jours à s’adresser aux Camerounais, lui-même, pour leur dire quelle est sa riposte contre le Covid-19 et surtout pour annoncer les moyens de financement nécessaires, aussi bien aux ménages qu’aux entreprises, pour assurer l’efficacité du confinement ».

Sous la plume de Jacques Fame Ndongo, son secrétaire à la communication, le parti au pouvoir déplore « la récupération politique » que le MRC fait du « drame national » que constitue l’épidémie du COVID-19. Le parti au pouvoir marque également son étonnement à la suite de l’« injonction sans fondement juridique, adressée par un citoyen sans mandat (Maurice Kamto, NDLR) à un président démocratiquement élu à la tête de l’État (Paul Biya, NDLR) ».

Pour le comité central du RDPC, les « allégations de Maurice Kamto relèvent de la fantasmagorie ». Car comme le rappelle Fame Ndongo, pour le parti du flambeau, le Cameroun est gouverné « et de fort belle manière » par Paul Biya, l’« adepte de la division du travail » grâce à laquelle il peut « décider, orienter, impulser, conduire, mais aussi, déléguer (quand il le faut) ».

Alors que Maurice Kamto prétend dans sa sortie que le peuple serait « abandonné », le communicant du comité central RDPC contrattaque. « Le président Paul Biya a pris le taureau par les cornes » dès le déclenchement de la pandémie en donnant des « orientations stratégiques au peuple camerounais qui l’a élu », rappelle-t-il. Ceci via les technologies de l’information et de la communication dont « le chef d’État se sert avec virtuosité ». Mais « Maurice Kamto feint d’ignorer que nous ne sommes plus à l’ère de la pierre polie, de la galaxie Gutenberg ou même de la “télévisiocratie” », déplore le membre du bureau politique du RDPC.

La réaction du secrétaire à la communication du RDPC a été précédée par celle de Grégoire Owona, ministre camerounais du Travail et secrétaire général adjoint du Comité central du RDPC. « Non, ce n’est pas sérieux de réduire cette crise à un niveau national, alors même que c’est une affaire mondiale... Et puis M. Kamto, qui êtes-vous pour donner un ultimatum de 7 jours à un chef d’État ? Retenez bien que le coronavirus est un sujet trop grave et d’évolution hyper rapide, donc il est impératif et urgent de l’exclure du champ de la polémique pour qu’il reste dans une approche de sécurité nationale et mondiale comme le font le président Biya et le secrétaire général de l’ONU et bien d’autres », a-t-il écrit sur son compte Facebook.

BE

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