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Le Cameroun voit une opportunité de développement dans la lutte contre les changements climatiques

Le mardi 27 septembre dernier à la tribune des Nations-Unies, le discours du président de la République, Paul Biya, a été lu par le ministre des Relations extérieures (Minrex), Lejeune Mbella Mbella. Une occasion de rappeler l’engagement du Cameroun dans la lutte contre les changements climatiques. « Pour le Cameroun, la lutte contre le changement climatique est perçue comme une opportunité de développement et non un défi insurmontable », a déclaré le Minrex. Le membre du gouvernement rappelle ainsi le slogan de la politique de lutte contre les changements climatiques du Cameroun, à savoir : « transformer la contrainte climatique en opportunités de développement ».

Ce slogan est déjà contenu dans la « Contribution déterminée au niveau national (CDN) » que le pays a révisé en septembre 2021.

Dans ce document, le Cameroun pose que « les changements climatiques dans les cinq zones agro-écologiques du Cameroun sont complètement intégrés au développement durable du pays, réduisant ainsi sa vulnérabilité, et transformant même le problème des changements climatiques en une solution/opportunité de développement ». De ce fait, « les changements climatiques peuvent donc constituer une réelle opportunité à capitaliser en faveur de la transition vers une économie verte, de la lutte contre la pauvreté, mais au-delà renforcer le ciment social par le jeu de solidarités sociales nécessaires en vue de la réduction des vulnérabilités différentielles ».

À la tribune de l’ONU, le Minrex a rappelé comment le pays compte parvenir à cette transformation : « le Cameroun a confirmé son attachement à cet élan international en faisant passer ses engagements de réduction des gaz à effet de serre de 32 % à 35 %, soit 12 % inconditionnels et 23 % conditionnés au soutien des efforts de la communauté internationale, pour faire face aux dérèglements climatiques ».

L.A.

Paru le jeudi, 29 septembre 2022 08:33

Le PCRN se dote d’un Code éthique à quelques mois de son congrès

Le 23 septembre dernier, le député Cabral Libii a signé la décision qui valide le Code éthique du Parti camerounais pour la réconciliation national (PCRN). Cette décision du troisième homme de la dernière élection présidentielle, qui préside ce parti politique, ne met pas un point final à ce projet. Qui sera présenté aux militants lors du congrès prévu au mois d’octobre à Ngaoundéré.

En attendant ce rendez-vous, plusieurs militants apprécient déjà cette initiative. « Il était grand temps », a même commenté un de ces derniers sur une des plateformes dédiées aux activités du PCRN. « Nous sommes un jeune parti politique qui est en constante structuration. Nous sommes en train de mettre les choses en place », commente pour sa part un proche collaborateur de Cabral Libii.

Le leader du PCRN a confié la rédaction  de ce code d’éthique à la commission d’éthique et de surveillance, créée il y a juste quelques semaines. Cette commission n’a pas trainé avant de livrer sa copie. Une célérité qui laisse croire que les déboires du député Nourane Fotsing du PCRN. Mais rien n’est certain. L’entreprise Nourishka de l’élu du Wouri (Douala) a récemment été au centre d’une polémique à cause d’un produit décapant.

Au PCRN, les raisons de l’élaboration de ce Code d’éthique sont à trouver ailleurs. « Le PCRN se meut dans un environnement politique concurrentiel et marqué par une exigence de qualité de plus en plus forte aussi bien chez ses militants et sympathisants que chez les potentiels militants et potentiels sympathisants », peut-on lire dans ce document de dix articles.

Michel Ange Nga

Paru le lundi, 26 septembre 2022 15:05

Commune d’Eseka : le budget 2022 en adoption ce jour après une longue crise du Conseil municipal

Le budget de la commune d’Eseka, pour le compte de l’année 2022, sera connu ce 23 septembre. Au moment où nous écrivions cet article, les conseillers municipaux de cette commune du département du Nyong-et-Kelle, dans la région du Centre, étaient encore en réunion. La veille, ils s’étaient déjà rassemblés pour adopter des comptes administratifs du maire et de la gestion du receveur municipal pour l’année 2021.

« Les comptes 2021 de la commune d’Eseka affichent 1,4 milliard de FCFA de recettes et 856,8 millions de FCFA de dépenses. Ce qui dégage un excédent des recettes sur les dépenses de 636,7 millions de FCFA. Le taux d’exécution du budget, quant à lui, est de 46,28 % », renseigne une note d’information de la mairie.

C’est la fin d’une crise qui dure depuis l’année dernière quand la majorité des 25 conseillers municipaux ont décidé de mettre le maire Sylvain Moïse Tjock en minorité. Selon des sources concordantes, les responsables de cette fronde reprochaient à l’édile de gérer la commune sans impliquer le reste du conseil municipal. Résultat, cette commune remportée par le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) lors des municipales de février 2020, n’avait pas de budget depuis le début de cette année. Elle fonctionnait grâce au douzième provisoire du budget de l’année dernière, selon la procédure prévue par le Code général de décentralisation en cas de blocage du budget.

En février dernier, Cabral Libii, le leader du PCRN, a personnellement mené une médiation pour taire cette guerre intestine. Malgré cette intervention, la crise a perduré jusqu’à la nomination de Valéri Norbert Kuela comme préfet dans le département du Nyong-et-Kelle. Une source proche de ce dossier confie que c’est ce dernier qui s’est engagé à réconcilier tout le monde. Mercredi dernier, il a discuté avec les conseillers municipaux pendant de longues heures. Résultats des courses : « le calumet de la paix a été fumé », fait savoir une de notre source.

Michel Ange Nga

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Paru le vendredi, 23 septembre 2022 14:09

Diplomatie : le général Thierry Marchand confirmé comme ambassadeur de la France au Cameroun

Emmanuel Macron a signé ce 15 septembre 2022 un décret qui nomme le général Thierry Marchand (photo) comme « ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République du Cameroun ». Il remplace à ce poste Christophe Guilhou appelé à d’autres fonctions, comme le précise le même décret. Une audience d’au revoir lui a été accordée ce 16 septembre au ministère des Relations extérieures (Minrex).

L’arrivée du général Marchand au Cameroun est loin d’être une surprise. Cette nomination avait fuité dans la presse internationale au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron au Cameroun. À l’époque, des sources crédibles au Minrex expliquaient que cette tête couronnée de l’armée française était le choix prioritaire du président français, mais qu’il fallait attendre la fin des procédures diplomatiques pour confirmer son arrivée au Cameroun. Car l’article 4 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques prévoit que « L’État accréditant doit s’assurer que la personne qu’il envisage d’accréditer comme chef de la mission auprès de l’État accréditaire a reçu l’agrément de cet État ».

Il a donc fallu environ deux mois pour que Paris et Yaoundé se mettent d’accord sur la nomination du général Marchand. Au grand dam de certains activistes camerounais, qui avaient appelé le président Paul Biya à refuser qu’un militaire prenne la tête de la représentation diplomatique de la France au Cameroun. Bien que ce ne soit pas la première fois que l’Élysée nomme un haut gradé de l’armée au Cameroun. Gilles Thibault, ambassadeur de la France au Cameroun de 2016 à 2019, était par exemple un colonel de l’armée française.

Le général Marchand est un pur produit de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. Dans son parcours professionnel, le Quai d’Orsay l’a souvent envoyé dans les pays instables au plan sécuritaire. C’est le cas de la Somalie et la République centrafricaine (RCA). Avant sa nomination au Cameroun, il était à la tête de la direction de la coopération de sécurité et de défense du Quai d’Orsay.

Michel Ange Nga

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Paru le vendredi, 16 septembre 2022 16:33

Anniversaire du décès de Um Nyobe : des politiciens rendent hommage au nationaliste camerounais ce 13 septembre

Ce 13 septembre 2022, à l’occasion du 64e anniversaire de la mort du militant nationaliste Um Nyobe (photo), quelques leaders politiques ont pris la parole. Sur sa page Facebook, le député Cabral Libii, par ailleurs président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a revendiqué l’héritage de l’ancien secrétaire général de l’Union des populations camerounaises (UPC) dans un texte intitulé «Déclaration de reconnaissance et de réconciliation nationales».

«Cet héritage est désormais “upecisme”, courant idéologique patrimonial dans le prolongement duquel nous inscrivons fièrement notre vision d’un Cameroun définitivement dépouillé des “boulets” postcoloniaux», écrit Cabral Libii.

Anicet Ekané s'est exprimé sur les ondes de Radio France internationale (RFI) ce 13 septembre. Le président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem) demande une «dynamique de réhabilitation sérieuse» des nationalistes camerounais. «Ils ont été réhabilités, mais on n’en a pas fait des héros. Il n’y a aucun espace officiel dédié à Um. Il y a sa tombe à Boumnyebel, il y a une petite ruelle à Douala. Mais les grandes artères des villes ne portent pas de référence à Um Nyobe», déclare Anicet Ekané.

De l’autre côté, plusieurs personnes se sont réuni autour de l’ancien député Robert Bapooh Lipot, de l’UPC, pour l’érection d’un monument à Boumnyebel à la mémoire du Mpondol, le surnom donné à Um Nyobe, ce 13 septembre. «Um Nyobe est à célébrer, quel que soit le nombre de monuments que nous pouvons ériger à sa mémoire», a indiqué Robert Bapooh Lipot au micro du Poste national de la CRTV.

Le tout premier secrétaire général de l’UPC, Um Nyobe a été assassiné le 13 septembre 1958 dans le maquis de Libelingoï, près de Boumnyebel à l’âge de 45 ans. Il est considéré jusqu’aujourd’hui comme le principal leader nationaliste camerounais.

Michel Ange Nga    

Paru le mercredi, 14 septembre 2022 10:51

Boucle de la Lekié : un pas de plus vers la réhabilitation annoncée par le ministre Ndong Soumhet

La réhabilitation de la Boucle de la Lekié, d’un montant de 31 milliards de FCFA, a été confiée à l’entreprise de BTP égyptienne Arab Contractors Cameroon Ltd au terme d’une procédure de gré à gré autorisée par la présidence de la République, le 6 juin 2022. C’est la substance d’un communiqué signé du ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi. La date du début des travaux, qui doivent durer 24 mois, reste toujours attendue.

Quoi qu’il en soit, cette nouvelle est la preuve que le président Paul Biya tient à sortir le projet de réhabilitation de cette boucle, longue de 72,5 km, des tiroirs comme l’avait annoncé Benoît Ndong Soumhet (photo) aux populations de la Lekié. On se souvient que le ministre chargé de mission à la présidence de la République avait réuni l’élite politique du département dans la ville de Monatélé le 24 avril dernier pour leur porter cette nouvelle.

« Il est revenu au chef de l’État qu’il y a déjà quelques remous de mécontentement », avait fait savoir le ministre Ndong Soumhet pendant cette réunion. Il avait ajouté que le projet avait obtenu le « très haut accord » du président Paul Biya, qui tient à rassurer les populations de la Lekié.

Un conseiller municipal de la mairie de Monatélé, qui a assisté à cette réunion, ajoute que c’est Benoît Ndong Soumhet qui est « le manœuvrier » de ce projet oublié qui prend corps. C’est lui qui a ressuscité ce projet attendu dans la Lekié depuis 2016, si on en croit notre interlocuteur.

Au terme des travaux, Monatélé, le chef-lieu du département de la Lekié, sera relié à Yaoundé par une meilleure route. De même, Arab Contractors va reconstruire une bonne partie de ces routes régionales. Deux linéaires sont ainsi envisagés : échangeur Nkolbisson-échangeur Zamengoué-Ekekam-Evodoula (43,95 km) et le tronçon Ekekam-Monatélé (28,5 km).

Il ne reste plus qu’à trouver le mécanisme de financement qui permettra de thésauriser l’argent nécessaire à cette réhabilitation, car ce projet n’est pas pris en compte par le budget public en cours.

Michel Ange Nga

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Paru le mardi, 13 septembre 2022 13:59

Décès de la reine Elizabeth II : Paul Biya adresse ses condoléances au nouveau roi Charles III

« Je m’incline devant la mémoire de cette illustre souveraine au destin exceptionnel, dont le règne a marqué la fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle », écrit Paul Biya dans la lettre qu’il adresse à Charles III, le nouveau roi du Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, pour lui adresser ses condoléances et la compassion du peuple camerounais, quelques heures seulement après le décès de la reine Elizabeth II (photo).

Le président camerounais ajoute : « le décès de Sa Majesté Elizabeth II est douloureusement ressenti dans votre pays et affecte aussi le Commonwealth of Nation, du fait de sa stature unique et son rôle emblématique au cours de l’histoire ». Des mots qu’il reprend dans un tweet posté hier dans la soirée.

La reine Elizabeth II s’est éteinte, hier dans l’après-midi, à l’âge de 96 ans dans sa résidence d’été à Balmoral, en Écosse. Quelques heures avant son décès, les premières rumeurs sur son état de santé avaient fuité dans la presse londonienne.

Depuis hier, des centaines de personnes se sont dirigées vers Buckingham Palace pour rendre hommage à celle qui est restée sur le trône pendant 70 ans, le plus long règne de la monarchie britannique. C’est en février 1952 qu’elle accède au trône après le décès de son père George VI. Selon un sondage YouGov, publié en mai 2022, seuls 27 % des Britanniques sont favorables à l’abolition de la monarchie.

M.A.N

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Paru le vendredi, 09 septembre 2022 07:33

Le Cameroun et le Congo veulent réactualiser leur 460 km de frontière commune

Depuis ce jour, et jusqu’au 2 septembre prochain, des officiels congolais et camerounais vont plancher sur une reprécisions de la frontière longue de 460 km qui sépare les deux pays. C’est dans le cadre de la première session de la sous-commission technique chargée de la démarcation et de la réaffirmation de la frontière Cameroun Congo. Les travaux ouverts ce jour à Yaoundé par le ministre de l’Administration territoriale (Minat) examinent les bornes le long de cette frontière. Vieilles de plus de 100 ans, ces bornes posées par les colons ont pour certaines été détruites ou ennoyées.

L’un des enjeux de cette démarche de démarcation et de réaffirmation de la frontière vise à lutter contre les crimes transfrontaliers. C’est ce qu’a tenu à préciser le Minat, Paul Atanga Nji, en citant le trafic d’armes, de drogues et de personnes, le braconnage et l’exploitation minière illégale. Le membre du gouvernement a également déclaré que le Cameroun et le Congo qui sont liés par l’histoire et la géographie doivent travailler ensemble pour délimiter et réaffirmer leurs frontières pour le développement de leurs populations.

Pour Jacques Essissongo, directeur général de l’Administration territoriale, par ailleurs Secrétaire permanent des Commissions nationales des frontières du Congo, « cette première réunion va baliser le chemin des travaux de terrain aux fins de démarcation et de réaffirmation effective de notre frontière commune longue de 460 km. Ligne décrite par un texte historique, à savoir la Convention entre le Congo français et le Cameroun, signée à Berlin le 18 avril 1908 ».

Après les travaux en salle, les experts des deux pays vont se rendre dans la région de l’Est sur la frontière. Il est à noter que le Cameroun est séparé du Congo au niveau de ses régions de l’Est et du Sud.

L.A.

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Paru le mardi, 30 août 2022 17:34

PCRN : Cabral Libii invité de Jean Luc Mélenchon aux universités d’été de La France insoumise

Cabral Libii a quitté le Cameroun cette semaine pour se rendre à Châteauneuf-sur-Isère, près de Valence, dans le Sud-est de la France. Le président national du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) prend part aux universités d’été de La France insoumise (LFI) de l’opposant français Jean-Luc Mélenchon. L'événement regroupe un peu plus de 5 000 personnes depuis jeudi dernier.

Jean-Luc Mélenchon s’est lui-même chargé d’accueillir son invité camerounais. Mais avant la fin de ces universités d’été dimanche prochain, une rencontre à huis clos est prévue entre les deux hommes. Si on en croit le programme produit par les soutiens de l’opposant camerounais, cette rencontre aura lieu demain. Les sujets de discussion n’ont par contre pas été dévoilés. Mais tout porte à croire que le PCRN et LFI vont poser les bases d’une « amitié dynamique ».

C’est François Biba, le député du PCRN, qui a le premier parlé d’une « amitié dynamique » entre ces deux familles politiques. Début août, alors qu’il séjournait en France, François Biba a rencontré Éric Coquerel, un des cadres de LFI qui occupe le poste de président de la commission des finances de l’Assemblée nationale en France. Ensemble, ils ont dressé un large éventail de questions d’actualité qui préoccupent chacun des partis.

Les collaborateurs du député Biba rappellent certaines de ces questions : intégration, gouvernance, écologie et dérèglement climatique, justice sociale… C’est autant de sujets qui peuvent être abordés cette semaine par Cabral Libii et Jean-Luc Mélenchon. Ils pourront aussi discuter d’une éventuelle participation du Français au Congrès du PCRN en décembre prochain.

Michel Ange Nga

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Paru le vendredi, 26 août 2022 16:47

Enseignement supérieur : le député Jean Michel Nintcheu plaide pour la construction des laboratoires

La prochaine session parlementaire est programmée en fin d’année. Mais en attendant ce rendez-vous, le député de l’opposition Jean Michel Nintcheu (photo) propose une question orale au ministre de l’Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo sur la qualité de la formation dans les universités et les instituts privés du pays sur sa page Facebook. L’élu du Wouri (Douala) plaide pour la construction des laboratoires.

« Les équipements et les infrastructures mises au service de ces enseignements font défaut et sont souvent tout simplement absents. Quand la formation pratique est remplacée par de la théorie, on peut craindre voire s’inquiéter de la compétence réelle de nos futurs gradués », écrit Nintcheu.

Il ne fait pas que constater l’absence de laboratoire dans les établissements supérieurs du Cameroun. Le député encarté au Social Democratic Front (SDF) indique aussi que cette situation est grave en conséquences quand tous ces anciens étudiants arrivent à s’insérer dans la vie active.

« Les effets s’en font sentir directement au sein des populations. Des immeubles et même des ponts qui s’écroulent occasionnent des pertes en vies humaines et en capitaux énormes. Nous faisons face à des incendies récurrents dans les marchés, dans les résidences et dans les commerces du fait généralement de l’incompétence des personnes ayant réalisé l’installation électrique », fait savoir le député Nintcheu.

Il est difficile de croire que le ministre Fame Ndongo va donner suite à cette question posée en dehors d’une session parlementaire. « C’est de la diversion », déclare un enseignant de l’université de Douala. Il s’empresse aussi de relativiser le constat dressé par le député du SDF. Il veut pour preuve que certains établissements de formation sont plutôt bien équipés. C’est le cas de l’École nationale supérieure polytechnique de l’université de Yaoundé. « C’est dans les laboratoires de cette école que le CardioPad d’Arthur Zang est né », conclut notre interlocuteur.

Malgré toutes ces remarques, la démarche du député Nintcheu est saluée par plusieurs internautes sur les réseaux sociaux. Elle contribue même à renforcer l’influence de l’élu dans son bastion de Douala. Son camarade de parti Jean Robert Wafo n’hésite pas à saluer « l’excellent travail constitutionnel de contrôle de l’action gouvernementale ».

M.A.N

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Paru le vendredi, 26 août 2022 15:43

Au cours de l’année 2021, la direction générale des Impôts du ministère des Finances a encaissé près de 10 milliards de FCFA de paiements d’impôts via le téléphone portable

InfographieSBBC cameroun impots payes

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