Rumeurs, idées reçues, clichés, superstitions, légende : qui dit vrai ? qui dit faux ?
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Douala : le maire de la ville pense à transformer la décharge de Nyala en fin de service en forêt urbaine

À Libreville au Gabon, où il participait à la rencontre des maires des villes d’Afrique centrale consacrée à la conservation des forêts urbaines et péri-urbaines, le maire de la ville de Douala a confié qu’il voulait passer de la parole aux actes. Roger Mbassa Ndine (photo) veut pour cela donner une nouvelle vie à la décharge de Nyala en fin de service en la transformant en forêt urbaine.

« Ce serait un poumon vert dans la ville pour apporter plus d’oxygène, avec un petit bois où les gens pourraient se reposer », a expliqué Roger Mbassa Ndine à la presse. Sans en dire plus pour l’instant.

Ce projet naissant va permettre à la ville de Douala de commencer à se conformer à l’une des résolutions phares prises pendant la rencontre de Libreville : l’obligation pour chaque mairie de consacrer 15 % de la superficie communale à une forêt urbaine ou à des espaces verts. L’objectif est de limiter le bétonnage tous azimuts des principales villes de l’Afrique centrale.

Le projet de transformation de la décharge de Nyala en forêt urbaine pourra aussi bénéficier de l’aide financière internationale. Car les maires qui étaient rassemblés cette semaine dans la capitale gabonaise ont décidé de soumettre les résolutions de Libreville à la COP27 qui se tiendra cette année en Égypte dans le but de solliciter une aide des pays du Nord.

M.A.N

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Paru le vendredi, 30 septembre 2022 08:44

L’hôpital de Mada devrait rouvrir ses portes en octobre 2022, trois mois après avoir subi une attaque terroriste

L’hôpital helvétique de Mada, dans la commune de Makary (Extrême-Nord), devrait rouvrir ses portes le 2 octobre prochain après trois mois de fermeture forcée due à une attaque terroriste dont elle a été victime. L’information est relayée par le journal L’Œil du sahel, qui cite des sources médicales. Selon le trihebdomadaire d’informations qui est très introduit dans la partie septentrionale du pays, le ministère de la Défense (Mindef) aurait accédé à la requête de cet hôpital privé de renforcer le dispositif sécuritaire après l’attaque du 2 juillet dernier qui a entraîné un décès et de nombreux blessés.

Les autorités traditionnelles de Makary avaient également mené un plaidoyer auprès des autorités administratives pour que davantage d’éléments des forces de maintien de l’ordre soient affectés à la protection de la structure et du personnel de santé. Aujourd’hui, une vingtaine de soldats seraient désormais sur place, contre 9 dans le passé, selon le journal. Après l’attaque, l’hôpital de Mada avait décidé d’interrompre provisoirement ses activités. Le personnel médical et paramédical avait quitté la localité. Une fermeture qui prive des milliers de personnes d’accéder aux soins de santé de proximité, avait déclaré le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).

« Les populations souffrant de pathologies graves sont contraintes d’aller à Kousseri ou de traverser la frontière pour le Tchad à plus de 100 km pour être prises en charge », déplorait OCHA dans son rapport de situation de la région de l’Extrême-Nord du mois d’août 2022. Cette réouverture est donc très attendue, surtout que l’hôpital de Mada est l’un des rares établissements de santé de la région équipés pour traiter un éventail de pathologies et fournir des soins aux civils gravement blessés, y compris les personnes blessées par des engins explosifs improvisés (EEI).

P.N.N

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Paru le vendredi, 30 septembre 2022 08:07

Covid-19 : vers un nouvel allègement des mesures de lutte

Le gouvernement pourrait procéder à un nouvel assouplissement des mesures de lutte contre le coronavirus. « Nous avons fait une proposition d’allègement des mesures gouvernementales qui avaient été prises au lendemain de l’éclatement de la Covid-19 dans notre pays, notamment le 17 mars (2020, Ndlr). Nous avons transmis ces propositions d’allègement, qui sont d’ailleurs de la compétence du gouvernement, mais l’avis du Conseil scientifique et du Nitag (le groupe consultatif technique national sur la vaccination, Ndlr) sont assez déterminants dans ces propositions-là », a déclaré, à la radio nationale, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie (photo), à l’issue du conseil de cabinet du mois de septembre hier jeudi 29 septembre.

Le membre du gouvernement n’a cependant pas dit de quelles mesures il s’agit. Le 30 avril 2020, le chef de l’État avait assoupli les mesures prises pour ralentir la propagation de la Covid-19, un peu plus d’un mois après la confirmation des premiers cas de contamination dans le pays. Entre autres, l’ouverture au-delà de 18 h des débits de boissons, des restaurants et des lieux de loisirs et la levée de la mesure réduisant le nombre réglementaire de passagers dans tous les transports en commun par bus et taxis. Le port du masque restait obligatoire « jusqu’à nouvel ordre ». Cette mesure est encore en vigueur aujourd’hui, même si elle est peu suivie dans l’ensemble.

Ces mesures d’assouplissement visaient essentiellement à atténuer l’impact de la pandémie sur l’économie nationale et sur la vie des ménages les plus fragiles, avait justifié le président. L’annonce d’un nouvel allègement pourrait s’expliquer par les résultats enregistrés dans la courbe des infections et des avancées réalisées dans le cadre de la vaccination. « Dans l’ensemble, la Covid-19 reste sous contrôle au Cameroun, malgré la légère remontée des cas ces dernières semaines », selon le Minsanté. Au 17 août 2022, le pays comptait 1 214 cas actifs, dont 40 hospitalisés. « Ces données, bien que satisfaisantes, renseignent à suffisance de la présence de la maladie. Ce qui impose un réajustement permanent des stratégies de réponse à tous les niveaux de la pyramide sanitaire », selon les autorités en charge de la santé publique.

P.N.N

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Paru le vendredi, 30 septembre 2022 07:43

Garoua-Boulaï : des réfugiés centrafricains contribuent à briser les mythes sur la Covid-19

A Garoua-Boulaï, dans la région de l’Est, des réfugiés s’appuient sur des informations crédibles et sur les liens qu’ils entretiennent avec leur communauté pour combattre la désinformation à propos de la Covid-19, notamment les mythes et préjugés autour des vaccins. « Au début, beaucoup racontaient que la maladie n’existe pas. Avec l’arrivée de la vaccination, on a eu toutes sortes de rumeurs : les vaccins rendent malades, stériles, ceux qui se sont vaccinés vont mourir un an après, la vaccination est un moyen pour le gouvernement d’introduire des puces électroniques dans nos corps, etc. », explique Mariam Abdelkader, l’une des plus de 20 000 réfugiés centrafricains vivant à Garoua-Boulaï après avoir fui les violences dans leur pays.

Mariam est la présidente de l’Association des jeunes réfugiés conscients et solidaires créée en 2018. Au plus fort de la Covid-19, son association composée d’une quarantaine de membres s’est mobilisée pour lutter contre les fausses informations autour de la pandémie. Au début, les efforts consistaient à faire prendre conscience à la communauté réfugiée de l’existence de la maladie, la convaincre de la menace qu’elle représente et l’amener à respecter les mesures barrières, notamment le port du masque et le lavage des mains. Avec l’introduction des vaccins en 2021 au Cameroun, un accent particulier a été mis sur la vaccination.

« J’avais aussi peur des vaccins au début, car on n’avait pas la bonne information. Mais j’ai changé d’avis après les formations sur la Covid-19, où l’on nous a parlé de l’importance et des bienfaits de la vaccination », affirme la jeune femme de 32 ans. Elle s’est vaccinée pour prêcher par l'exemple et rassurer de l’innocuité du vaccin. Dans le but de contrer ces rumeurs en effet, Mariam et ses collègues volontaires ont participé à des sessions de formation au cours desquelles elles ont reçu des informations fiables devant les aider à combattre la désinformation autour de la maladie. La dernière formation remonte à mars dernier, à l’initiative du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) dans le cadre du Projet de prévention et de réponse contre la Covid-19.

Ce projet du gouvernement camerounais est mis en œuvre à l’Est depuis l’année dernière, grâce aux financements de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid, sigle en anglais). Mariam affirme que leurs efforts ont permis d’obtenir des résultats palpables. « Grâce à notre sensibilisation, plus de 500 personnes de la communauté ont été vaccinées. L’objectif est d’amener toute la population des réfugiés éligibles à se faire vacciner », affirme la jeune femme, consciente toutefois du chemin qui reste encore à faire pour vaincre le scepticisme général autour de la vaccination contre la Covid-19.

Patricia Ngo Ngouem, à Garoua-Boulaï

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Paru le vendredi, 30 septembre 2022 07:04

Nord-Ouest : le préfet de la Mezam interdit toute réunion publique non déclarée à l’approche du 1er octobre

Mardi 27 septembre dernier, Simon Émile Mooh, le préfet du département de la Mezam a pris une décision d'interdiction de toutes les réunions et manifestations publiques non déclarées. Ceci jusqu’à nouvel ordre. L’autorité administrative ne justifie pas cette décision, mais pour de nombreux observateurs, cela est en lien avec l’approche du 1er octobre.

C’est en effet cette date que les séparatistes ont choisie comme journée de célébration de l’indépendance de « l’Ambazonie », un État fictif qu’ils essaient de créer à travers la réunion des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Ambition qui a d’ailleurs abouti, depuis 2017, à un conflit armé entre les forces de défense publiques et des milices séparatistes, qui a déjà fait plus de 4 000 morts et plus d’un million de déplacés selon l’ONU.

Ainsi, à chaque 1er octobre, les indépendantistes tentent de marquer cette journée en hissant des drapeaux de « l’Ambazonie » dans les villes des régions sus-citées.

En rappel, c’est le 1er octobre que le Cameroun anglophone et le Cameroun francophone ont été réunis après avoir été administrés séparément pendant plus de 40 ans par les puissances tutélaires que sont la France et l’Angleterre. Cette réunification a souvent été perçue par la partie anglophone comme une tromperie politique.

L.A.

Paru le jeudi, 29 septembre 2022 07:01

«Zéro enfant dans la mine» : la Sonamines prévoit de doubler le nombre d’enfants scolarisés en 2022

En 2021, la campagne «Zéro enfant dans la mine» a permis de scolariser 153 enfants à l’école publique de Kambélé, localité minière du département de la Kadey dans la région de l’Est. Cette année, la Société nationale des mines (Sonamines), à l’initiative de cette opération, prévoit de doubler ce nombre en scolarisant 300. L’organisme mandaté pour gérer les intérêts de l’Etat dans le secteur minier a également décidé d’étendre cette campagne cette année à quelques écoles publiques de Bétaré-Oya et de Colomine, deux localités du département du Lom-et-Djérem.

Le 28 septembre, son directeur général, Serge Hervé Boyogueno, et son président du conseil d’administration, Blaise Moussa, ont remis des dons en matériels aux établissements scolaires ciblés à Bétaré-Oya. Ils avaient procédé au même exercice à Kambélé et à Colomine en début de la semaine en cours.

Dans le but d’aider leurs familles pour lesquelles ils représentent une main d’œuvre fondamentale, de nombreux enfants travaillent dans les mines et sont ainsi privés du droit à l’éducation. La Sonamines a recensé plus de 800 enfants dans les sites miniers en 2021.

«Le travail des enfants dans la mine interfère avec leur scolarité en les privant de la possibilité d’aller à l’école ou d’avoir une scolarité normale. Ils sont bien souvent obligés de quitter l'école prématurément, ou d’essayer de combiner la fréquentation scolaire avec un travail excessivement long, de connaître l’échec, le retard scolaire, voire l’analphabétisme », déplore l’entreprise. Celle-ci affirme que cette activité est « l’une des pires formes » de travail des enfants et qu'elle nuit à leur santé, à leur sécurité, ainsi qu’à leur développement physique, intellectuel et cognitif.

C’est pour lutter contre ce phénomène qu’a été lancée la campagne « Zéro enfant dans la mine », implémentée depuis l’année dernière à Kambélé. Cette opération vise à mettre fin au travail des enfants dans les sites d’exploitation minière, à travers un ensemble de mesures d’accompagnement à la scolarisation et à l’alphabétisation (inscription des enfants à l’école, dons en manuels et fournitures scolaires, dotations des écoles en « paquet minimum », subvention partielle des indemnités de certains maîtres des parents…).

P.N.N

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Paru le jeudi, 29 septembre 2022 06:05

Yaoundé : plus de 10 000 diplômes abandonnés au Lycée bilingue d’Ekounou

Le lycée bilingue d’Ekounou à Yaoundé procède, depuis mardi 27 septembre, à une remise massive des parchemins de réussite abandonnés par leurs propriétaires, a annoncé la radio nationale. Selon les responsables de cet établissement d’enseignement secondaire situé dans le quatrième arrondissement de la capitale, il s’agit de diplômes, d’attestations de réussite et de relevés de notes des lauréats aux examens officiels (BEPC, probatoire et baccalauréat) des sessions 2008 à 2021. Soit plus de 10 000 parchemins à restituer.

Les concernés sont invités à passer les retirer jusqu’au 4 octobre prochain, munis d’éléments d’identification. Il s’agit notamment d’une Carte nationale d’identité (CNI) pour ceux ayant déjà terminé le cursus scolaire ou une carte scolaire dûment signée du responsable de l’établissement dans lequel ils sont inscrits en ce qui concerne les élèves. Les anciens élèves ayant composé au lycée bilingue d’Ekounou qui se trouvent hors du pays peuvent également rentrer en possession de leurs parchemins. Selon la proviseure, Tecle Mvolo, il leur suffit de se rendre dans l’ambassade du Cameroun dans leur pays d’accueil et de signer une procuration pour la personne mandatée pour ce retrait.

Cette opération de remise des parchemins s’inscrit dans le cadre de la « Semaine du diplôme » initiée par le lycée bilingue d’Ekounou, dans le sillage de la célébration de la Journée mondiale des enseignants qui se célèbre le 5 octobre prochain, apprend-on. Elle devrait permettre de faire de la place dans les étagères du lycée, surtout que le non-retrait de ces parchemins pose des problèmes liés à leur conservation et à leur stockage.

L’année dernière, la ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga, a déclaré que plus de 900 000 diplômes étaient en souffrance dans les délégations régionales du Minesec (665 000), dans les sous-centres d’examens (255 000) et à l’Office du baccalauréat du Cameroun (6 000). Pour remédier à ce problème, la Minesec avait proposé la numérisation de ces documents officiels dans les structures chargées des examens.

P.N.N

Paru le jeudi, 29 septembre 2022 01:20

Cameroun : l’extrême pauvreté pourrait augmenter de 24 % d’ici 20 ans, à cause de la pandémie du Covid-19 (rapport)

Entre 2019 et 2043, le nombre de personnes vivant avec un revenu journalier inférieur à 3,20 dollars, un peu plus de 2 000 FCFA, considéré depuis 2017 par la Banque mondiale comme le seuil d’extrême pauvreté pour les pays à revenu intermédiaire, va augmenter au Cameroun.

Pour bien illustrer ces prévisions sur l’avancée de l’extrême pauvreté au Cameroun, ISS Africa rappelle que 11,3 millions de personnes vivaient dans l’extrême pauvreté en 2019. En 2043, ce chiffre va augmenter pour se fixer à 14 millions. En d’autres termes, 2,7 millions de personnes supplémentaires gagneront moins de 3,20 dollars par jour dans 20 ans, projette le think tank sud-africain ISS Africa, l’auteur de cette projection. Soit une hausse de 23,9 %. Pour ce cercle de réflexion, il est indéniable que cette hausse est l’une des conséquences des effets néfastes de la pandémie de la Covid-19.

On apprend aussi que cette extrême pauvreté va continuer de toucher les populations rurales, les jeunes et les femmes. Autre information disponible dans le rapport publié par le think tank sud-africain : « le taux d’extrême pauvreté au Cameroun sera de 8,1 points de pourcentage inférieur à la moyenne projetée de 38,3 % dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure en Afrique ».

ISS Africa a été créé avec le souci d’améliorer la sécurité humaine pour parvenir à une paix et une prospérité durables. Pour cette raison, ce think tank développe sans cesse les connaissances et les compétences qui assureront l’avenir de l’Afrique. Son récent rapport dresse justement un vaste échantillon des perspectives socioéconomiques et politiques des pays africains.  

M.A.N

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Paru le mercredi, 28 septembre 2022 17:42

Nécrologie : l’ancien ministre Amadou Ali repose à Kolofata

Après la prière du matin qui a eu lieu à la grande mosquée de Tsinga ce 28 septembre 2022, la dépouille mortuaire d’Amadou Ali, décédé la veille à Yaoundé, a été acheminée par vol dans la région de l’Extrême-Nord. L’ancien ministre a été inhumé dans l’après-midi dans son village de Kolofata, dans le département du Mayo-Sava, selon la tradition musulmane.

C’est dans le même village qu’Amadou Ali est né en 1943. Il intègre très rapidement l’administration publique après un passage à l’École normale d’administration et de magistrature. Commence alors une ascension qui va le mener jusqu’aux très hautes fonctions de l’État. Amadou Ali a en effet été plusieurs fois ministre. De délégué général à la Gendarmerie nationale en 1983 à sa sortie du gouvernement en janvier 2019 alors qu’il était vice-Premier ministre, ministre chargé des relations avec les Assemblées, Amadou Ali aura marqué le Renouveau de son passage.

C’est lui qui crée le Groupement polyvalent de la Gendarmerie nationale, une unité d’élite des pandores, alors qu’il est secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie. Le pouvoir judiciaire lui doit également des réformes comme la création des tribunaux administratifs ou encore la refonte du Code pénal. Ceci lorsqu’il était ministre d’État chargé de la justice entre 2001 et 2011.

Mais, c’est davantage son rôle dans l’opération d’assainissement de la gestion des finances publiques, connue sous le nom d’opération épervier, qui aura marqué son passage au ministère de la Justice. Sous son magistère, Amadou Ali supervise des dossiers qui vont conduire de nombreux ministres et autres hauts commis de l’État derrière les barreaux sous des accusations de détournements de deniers publics. Parce que souvent menée de manière expéditive, la gestion de l’opération épervier va lui attirer de nombreuses critiques.

Après avoir été secrétaire général de la présidence de la République, tout puissant ministre d’État ou vice-Premier ministre en charge de la justice et vice-premier ministre, celui avait confié à un ambassadeur américain en poste à Yaoundé que « le Nord va apporter son soutien à Paul Biya, mais pas à un autre Beti ou un Bami », va se voir confier une responsabilité moins importante des 2011. Il sera en effet nommé ministre chargé des relations avec les Assemblées. Après le kidnapping de son épouse, en juillet 2014 par la secte Boko Haram, l’homme limite ses apparitions publiques.

L.A.

Paru le mercredi, 28 septembre 2022 16:30

La Croix-Rouge camerounaise implémente une nouvelle approche pour impliquer les communautés dans ses projets

Depuis plusieurs mois, la Croix-Rouge camerounaise implémente une nouvelle approche baptisée « Engagement communautaire recevabilité ». La particularité de cette nouvelle approche est qu’elle met les communautés au centre de ses différents projets. « Les communautés sont premier maillon de la chaine et dernier maillon de la chaine », explique Fabrice Ewane, le responsable de cette approche à la Croix-Rouge camerounaise.

À en croire ce dernier, invité de l’émission radiophonique Croix-Rouge en action du 24 septembre dernier, tout est parti d’un constat. Lors des évaluations des résultats des projets, la Croix-Rouge a constaté que trop souvent les réels besoins des communautés n’étaient pas toujours pris en compte. À la place, les projets en direction des communautés identifiaient de manière unilatérale les besoins à satisfaire. Une manière de faire loin d’être efficace.

La nouvelle approche mise en place a donc pour objectif premier de corriger ces défaillances. C’est pour cette raison que la Croix-Rouge camerounaise met désormais un accent particulier à écouter les communautés. Lors de ces séances foraines, elles racontent leurs peurs, font part de leurs suggestions et de leurs réclamations. Avant, on démarrait un projet sans cette écoute…

Grâce à cette nouvelle manière de faire, les responsables de la Croix-Rouge camerounaise arrivent maintenant à comprendre pourquoi certaines de leurs actions sur le terrain ne marchaient pas. C’est le cas de la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. La plupart des communautés villageoises les utilisaient pour la pêche. En écoutant ces dernières, il ressort que c’est à cause d’une rumeur qui disait que ces moustiquaires rendent les hommes infertiles. Des rumeurs pareilles ont pu être tordues grâce à l’approche « Engagement communautaire recevabilité ». Surtout pour ce qui est du vaccin contre la Covid-19.

Avec cette nouvelle approche, la Croix-Rouge camerounaise s’assure aussi de communiquer de manière franche avec les communautés. Et de les apporter l’information utile à chaque étape du programme.

M.A.N

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InfographieSBBC cameroun impots payes

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