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L’hôpital Laquintinie annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs d’actes de violence sur son personnel

L’hôpital Laquintinie annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs d’actes de violence sur son personnel

Paru le jeudi, 01 avril 2021 10:29

Le directeur de l’hôpital Laquintinie à Douala, Pr Noël Emmanuel Essomba, annonce des poursuites judiciaires contre les auteurs d’actes de violence sur le personnel de santé. « Toute action de violence à l’endroit du personnel sera désormais sanctionnée par une tolérance zéro. À cet effet, tout contrevenant se verra trainé devant les juridictions compétentes », dit-il dans un communiqué publié mardi 30 mars. Cette décision fait suite à la multiplication des agressions dont sont victimes les équipes soignantes de cette formation sanitaire de référence.

Ce, « malgré la nette amélioration sur la prise en charge des malades et le counseling des garde-malades », déplore Pr Essomba. Cette décision du directeur de Laquintinie vient relancer le débat sur la recrudescence des agressions à l’hôpital. En 2019, l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC) s’inquiétait, dans un communiqué, de « la forte récurrence des actes d’agression » sur les médecins en exercice sur leurs lieux de travail. L’ONMC réclamait que de tels actes fassent désormais l’objet d’une « répression implacable ».  

Cette sortie de l’Ordre intervenait à la suite de l’agression d’un médecin dans la nuit du 3 au 4 novembre 2019 à l’hôpital de district d’Efoulan, à Yaoundé. La praticienne, Dr Cécile Koumou, avait été pourchassée et tabassée par des proches d’un patient qui exigeaient la prise en charge immédiate de leur malade. Elle s’en était sortie avec des lésions physiques, notamment une luxation de l’épaule. Ses collègues avaient manifesté dans la rue pour dénoncer cette agression et appelé les autorités à prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du personnel de santé sur son lieu de service.

Plainte

Cette agression avait suscité une réaction du ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, qui s’était dit « choqué » en apprenant la nouvelle. « Je condamne avec fermeté cet acte. Je voudrais mettre ses auteurs en garde, car nous porterons désormais plainte contre ces derniers », avait-il tweeté.

Les auteurs d’actes de violence sur le personnel de santé sont passibles d’une peine d’emprisonnement. L’article 156 de la loi du 12 juin 1967 portant code pénal punit d’un emprisonnement de un à trois ans et d’une amende de 5 000 à 100 000 FCFA celui qui commet des violences ou voies de fait contre un fonctionnaire.

La peine est un emprisonnement de cinq à dix ans et une amende de 20 000 à 500 000 FCFA si les violences et voies de fait sont préméditées ou si elles entraînent, même non intentionnellement, des blessures. Si les violences et voies de fait entraînent non intentionnellement la mort, la peine d’emprisonnement est à vie. Et si les violences et voies de fait sont commises avec l’intention de donner la mort, le coupable est puni de mort.

P.N.N

Dernière modification le jeudi, 01 avril 2021 10:41

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