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De fortes pluies provoquent l’effondrement d’un pont reliant Maroua à N’Djamena

De fortes pluies provoquent l’effondrement d’un pont reliant Maroua à N’Djamena

Paru le mardi, 01 septembre 2020 11:46

Une portion du pont de Palar s’est effondrée sous l’effet des fortes précipitations, dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 août à Maroua, dans la région de l’Extrême-Nord, comme le montrent des images abondamment partagées sur les réseaux sociaux. Le pont, qui enjambe un cours d’eau en crue, a cédé sur plusieurs mètres, sans faire de victimes. L’ouvrage situé sur la Nationale N° 1 est d’une grande importance, car il relie Maroua à la capitale tchadienne N’Djamena, en passant par les villes de Mora et de Kousseri.

Conséquence : la circulation sur ce tronçon routier est coupée. Les mesures proposées par les autorités locales sont pour l’instant des voies de contournement au centre-ville de Maroua, via notamment le Pont vert. « Nous avons pour le moment encore le Pont vert, bien qu’entamé par endroits, qui peut encore servir. Mais pour combien de temps ? Nous allons immédiatement informer la hiérarchie à l’effet de réhabiliter le radier », a déclaré à la radio publique le gouverneur de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, descendu sur les lieux lundi pour une évaluation des dégâts causés par les eaux.

« Pour le contournement, c’est possible de passer par le Pont vert, mais lui-même est vieux et n’est pas approprié pour les gros porteurs qui desservent Kousseri et qui passaient par le pont qui s’est cassé. S’il est trop sollicité, le Pont vert pourrait aussi céder », affirme un habitant de Maroua, correspondant d’un média privé dans la région. Le Pont vert est également présenté comme un ouvrage à risque, puisque menacé par l’érosion. Il faut dire que les fortes pluies qui s’abattent actuellement dans l’Extrême-Nord mettent à mal les ouvrages d’art. Une situation que les autorités locales imputent au mauvais état des canalisations, couplé à l’incivisme des populations.

« L’érosion poursuit son chemin. Malgré les mesures qui ont été prises par les autorités administratives, les gens persistent à construire sur les flancs des montages, le long des rivières. La ville de Maroua ne dispose pas de suffisamment de canalisations d’eau au point où, lorsqu’il pleut un peu, la ville entière se retrouve dans les flaques d’eau. Les quelques canalisations existantes ne sont pas curées, où les populations encore s’illustrent par l’incivisme », affirme le gouverneur. L’effondrement du pont de Palar intervient près d’un an après celui du pont sur le Mizao, en cours de réhabilitation.

P.N.N

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