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Des nominations ravivent les tensions entre le PCA et le DG de l’ART

Des nominations ravivent les tensions entre le PCA et le DG de l’ART

Paru le jeudi, 02 avril 2020 14:16

La nomination de 14 cadres par le président du conseil d’administration (PCA) de l’Agence de régulation des télécommunications (ART), Hessana Mahamat, à l’issue d’une session extraordinaire de cette instance, tenue le 20 mars 2020 à Yaoundé, a ravivé le conflit avec le directeur général (DG) de la structure, Philémon Zoo Zame.

Ces promotions ne sont pas au goût du DG. Dans un communiqué signé le 1er mars, il fait savoir que l’orientation retenue est de procéder à l’installation de cinq responsables seulement. Pour ce faire, Philémon Zoo Zame dit avoir reçu quitus de la ministre des Postes et Télécommunications, tutelle technique. Surtout que, oppose-t-il au PCA, un nouvel organigramme est en cours de finalisation. Et en attendant, le conseil d’administration a autorisé les nominations aux seuls postes vacants.

Indemnités indues

Cette querelle autour de ces nominations constitue le dernier épisode du bras de fer qui oppose le PCA et le DG depuis plusieurs mois. Dans une correspondance datée du 13 novembre 2019, le PCA reproche au DG d’avoir procédé « à la suppression unilatérale, et sans explication aucune, de certains avantages accordés au personnel (téléphone, prime d’astreinte et de rendement, indemnité compensatrice sur échelon, prime de fin d’année, etc.) ». Hessana Mahamat rappelle qu’il s’agit-là d’une compétence dévolue au seul conseil d’administration.

Or, dans le même temps, regrette le PCA, le DG s’est octroyé des avantages indus. Comme la présence dans son traitement salarial « d’une indemnité de non-logement de 900 000 FCFA, alors qu’il est déjà logé par l’ART dans une résidence dont le loyer (mensuel : NDLR) s’élève à deux millions de FCFA ».

Autre irrégularité, le PCA cite « le paiement dans le salaire du directeur général d’une prime d’ancienneté de 18 ans, dont le montant ne saurait correspondre à l’ancienneté de l’actuel directeur général, nommé à l’ART il y a à peine deux ans ».

Mandat caduc

Le PCA rappelle alors au DG que « la combinaison des irrégularités à l’avantage du directeur général ainsi que d’autres responsables avec la suppression abusive et irrégulière de l’indemnité compensatrice d’échelon à certains personnels ne sont pas de nature à garantir un bon climat social au sein de l’ART ». D’autant plus que les avancements du personnel sont gelés depuis 2014.

Aussi le PCA enjoint au DG de remédier, sans délai, à cette situation et de procéder à l’assainissement du fichier du personnel, qui intègre beaucoup de salariés recrutés sur la base de faux diplômes.

« Le DG est toujours resté sourd aux injonctions du PCA. La plupart des résolutions prises par le conseil d’administration sont restées jusqu’à ce jour lettre morte. Le DG défie ainsi le PCA sans doute parce qu’il bénéficie du soutien actif de notre tutelle technique », susurre un cadre de la maison.

Dans l’entourage du DG, on excipe de la caducité du mandat du PCA pour justifier ses multiples actes de défiance.

Dominique Mbassi

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