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Une brigade bientôt sur le terrain pour lutter contre la flambée des prix des produits associés au Covid-19

Une brigade bientôt sur le terrain pour lutter contre la flambée des prix des produits associés au Covid-19

Paru le jeudi, 02 avril 2020 19:44

Une brigade mixte composée des agents du ministère de la Santé publique (Minsanté) et de celui du Commerce (Mincommerce) sera déployée dans les villes de Yaoundé, Douala et Bafoussam, principaux foyers de l’épidémie de coronavirus (Covid-19). Celle-ci aura pour mission de « procéder au contrôle de régularité des prix pratiqués et des bonnes pratiques de distribution et de dispensations des produits dans les pharmacies et les distributeurs en gros de produits pharmaceutiques », indique un communiqué du ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, rendu public le 31 mars dernier.

Un « accent particulier » sera mis notamment sur les gels et solutions hydro-alcooliques, les gants stériles, les masques de protection, l’alcool et la chloroquine, très prisés dans le contexte sanitaire actuel. En effet, les prix de ces produits se sont envolés depuis l’apparition de l’épidémie de Covid-19 dans le pays. Les gels hydro-alcooliques, conseillés pour se laver les mains, sont désormais vendus le double, voire le triple de leur prix initial.

Il est par ailleurs de plus en plus difficile de trouver ce produit dans les pharmacies ou dans les grandes surfaces. « J’utilise ce désinfectant pour main (de 65 ml, fabriqué par une firme chinoise, NDLR). Avant, je l’achetais à 500 francs. Aujourd’hui, il est vendu entre 1000 et 1200 francs », confie une dame rencontrée dans les rues de Yaoundé. Le gouvernement a notamment demandé d’accélérer la production locale des gels hydro-alcooliques pour faire face à la forte demande. 

Également convoités, les masques chirurgicaux s’arrachent aujourd’hui à prix d’or : entre 500 et 1 000 FCFA, contre 100 ou 200 FCFA, il y a encore quelques semaines. Une inflation des prix qui fait grincer des dents du côté des consommateurs, alors que certains pharmaciens et grossistes expliquent cette hausse par les ruptures de stock ou des difficultés d’importation depuis la fermeture des frontières instaurée par les États où ils sont fabriqués.

 Le prix de l’alcool a également flambé. « Les produits pharmaceutiques sont certes soumis à un régime spécial, mais nous demandons aux vendeurs de ramener des produits à des prix rationnels. Le contexte actuel ne nous permet pas de laisser prospérer ce type de comportement », affirme Aline Barbara Elemva-Amana, chef de la Brigade nationale des contrôles et de la répression des fraudes.

P.N.N

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